Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Les harraga refont parler d’eux à Annaba

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Après une curieuse accalmie d’environ trois années, le phénomène des harraga a refait surface. En effet, dans la nuit de lundi à mardi, à 3h, les éléments du groupement des gardes-côtes de la station maritime principale de Annaba ont réussi à mettre en échec une tentative d’immigration clandestine.

Ils sont intervenus à la suite d’un appel téléphonique émanant, quelque temps auparavant, d’un parent de l’un des harraga, selon lequel un groupe de jeunes se préparait à appareiller depuis de la plage Rizzi Ameur (Chapuis) pour rejoindre l’île de la Sardaigne (Italie). Les opérations de recherches ont aussitôt été entamées à travers le balayage de toute la façade maritime par des unités semi-rigides 360 et 344.

Ces recherches ont abouti à l’interception, à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra, d’une embarcation artisanale de 7 m à bord de laquelle ont pris place les 10 harraga. Les gardes-côtes ont été surpris par la présence d’un handicapé parmi le groupe d’aventuriers, âgés entre 22 et 35 ans et tous originaires de Annaba. Visiblement déterminés à aller jusqu’au bout de leur rêve sarde, ils ont tenté de résister aux sommations des garde-côtes et une course-poursuite s’en est alors suivie.

Quelques instants après, le groupe a été arrêté et ramené à terre et l’embarcation ainsi que les équipements et vivres s’y trouvant saisis. Après avoir été soumis aux formalités d’usage dans ce type d’arrestation (auditions et visite médicale), ils ont été présentés hier, tour à tour, au procureur de la République près le tribunal de Annaba. Ils devront comparaître en citation directe dans les tout prochains jours.

Ces 10 harraga devraient être jugés conformément aux dispositions prévues dans la loi n° 09-01 du 25 février 2009, en vigueur depuis 8 mars de la même année. Dans son article 175, elle stipule en substance que «l’acte de quitter le territoire national hors des lieux de postes frontaliers et de passage rend son auteur passible d’une condamnation à une peine de prison allant de deux à six mois assortie d’une amende de 20 000 à 60 0000 DA».
Naima Benouaret

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Written by elharraga

27 août 2014 à 12:24

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