Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for août 2012

Arrestation de 21 haragas au large de Mostaganem

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Les Gardes-côtes de la wilaya de Mostaganem ont intercepté mercredi 21 personnes au large de Mostaganem qui s’apprêtaient à émigrer clandestinement, a-t-on appris auprès du Groupement territorial de la Gendarmerie nationale.

Ces personnes, dont une femme et ses deux enfants âgés entre 17 et 25 ans, ont été interceptées au large à quelque 20 miles à l’Est de Mostaganem, a-t-on précisé.

Ces candidats à l’émigration clandestine ont pris le départ dans la nuit du mardi à mercredi depuis la plage de « Kef lesfar » relevant de la commune de Hadjadj (côte Est de la wilaya) à bord d’une barque équipée d’un moteur.

Ces personnes ont été remises aux services de la Gendarmerie nationale afin de les présenter devant la justice pour émigration clandestine, a-t-on indiqué.

APS

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Written by elharraga

23 août 2012 at 6:44

58 harraga interceptés la veille de l’Aïd

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Croyant mettre à profit une baisse de la vigilance des gardes-côtes, deux embarcations pleines à craquer, parties de la plage de Chatt (El Tarf), ont tenté dans la nuit du 17 au 18 août l’aventure périlleuse de rejoindre les côtes sardes.

Elles ont été interceptées par des unités navales du Groupement territorial des gardes-côtes de Annaba (GTGC Annaba).
La première embarcation, à bord de laquelle se trouvaient 23 personnes, dont 2 mineurs, repérée par le poste d’observation de Ras Hamra, a été arraisonnée à 22h au sud-est du cap. La seconde, quelques heures plus tard, à 3h, au large des côtes d’El Kala, avec à son bord 28 personnes dont une femme et 5 mineurs, a été repérée par le poste d’observation de cap Rosa (El Tarf).

Elle avait d’abord longé le littoral vers l’est pour éviter le dispositif des gardes-côtes au large de Annaba, avant de piquer droit au nord. Les gardes-côtes qui la suivaient au radar l’ont laissée délibérément filer vers le large pour ne pas donner aux harraga le choix très risqué de sauter par-dessus bord pour tenter de rejoindre à la nage le rivage encore trop proche.

Selon notre source, les harraga, qui n’ont pas plus de 35 ans, ont tous été récupérés sains et saufs et remis à l’administration maritime pour les procédures d’usage, entre autres une présentation devant le procureur de la République de Annaba.
Toujours le 18 août, vers 5h, le GTGC a lancé une reconnaissance par hélicoptère sur l’ensemble de la façade maritime est de Annaba pour s’assurer qu’aucune embarcation n’avait réussi à percer le dispositif mis en place.

Les conditions météo et l’état de la mer favorables depuis deux semaines et jusqu’à la fin du mois en cours ont certainement incité les marchands de la mort à faire encore quelques malheureuses victimes, dont le seul tort est de chercher une vie meilleure sous d’autres cieux. Il y a quelques jours, l’UNHCR a rappelé que 1500 personnes ont trouvé la mort ou été portées disparues en Méditerranée en 2011.

Slim Sadki

Written by elharraga

21 août 2012 at 6:45

Human Rights Watch critique l’UE. Quand fermer les frontières rime avec non-assistance à personne en danger

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Pas moins de 1500 personnes ont trouvé la mort en Méditerranée durant l’année dernière et 170 autres décès enregistrés durant les premiers six mois de l’année en cours.

Ce bilan, qui peut être revu à la hausse, tant le nombre de disparus en mer est difficile à quantifier, est établi par le Haut-Commissariat aux réfugiés et l’ONG Human Rights Watch qui n’hésite pas à accuser les autorités européennes de laxisme face à ces disparitions tragiques. Dans une note d’information rendue publique jeudi dernier, l’ONG internationale relève que «les opérations de sauvetage en Méditerranée sont entravées par un manque de coordination, des litiges sur la responsabilité, des mesures dissuadant les navires commerciaux de mener des sauvetages et mettant l’accent sur la police des frontières».

Judith Sundreland, chercheuse senior à HRW pour l’Europe occidentale, estime que beaucoup de décès auraient pu être évités si l’impératif en mer était de «sauver des vies et non éviter les responsabilités». La note d’information de HRW, très critique à l’encontre de la politique européenne de lutte contre l’immigration clandestine, précise que «le nombre de décès de migrants en Méditerranée est choquant, d’autant que cette mer a de nombreuses routes maritimes et où le droit international oblige tous les navires à aider les personnes en danger». HRW souligne que ces populations en déplacement dangereux en mer fuient souvent des situations de persécution et de guerre à la recherche d’une meilleure vie et d’un asile de paix.

«La prévention des décès en mer doit être au cœur d’une approche coordonnée à l’échelle européenne de la migration par bateau. Pendant le Printemps arabe, le bureau du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a déclaré que tous les bateaux surchargés de migrants en Méditerranée devraient être présumés comme ayant besoin de secours. Cette idée devrait inspirer l’approche de l’Union européenne du sauvetage des migrants en bateau», note Human Right Watch. Cette dernière relève des cas précis de bateaux de fortune laissés au large de la Méditerranée en proie à tous les risques, alors que leurs passagers en souffrance lançaient des appels au secours.

L’eurosur pour mieux surveiller les frontières

L’OTAN, qui, à l’époque, avait déployé des dizaines de navires pour assurer l’exécution de l’embargo sur la Libye, est critiquée pour non-assistance à personne en danger. «L’exemple le plus notoire d’échec des opérations de sauvetage a eu lieu en avril 2011, connu sous le nom de l’affaire ‘‘left-to-die boat’’ ou bateau livré à la mort. Un bateau migrant en panne avec 72 personnes à bord fuyant la Libye a été ignoré et a dérivé pendant deux semaines dans la Méditerranée, à une époque où la région était fortement patrouillée par les forces de l’OTAN et sillonnée par des navires commerciaux», indique la note d’information de HRW. Des Etats européens, comme l’Italie et Malte, sont aussi cités pour avoir tout simplement renvoyé des bateaux vers leurs pays d’origine sans vérifier si les passagers étaient des demandeurs de refuge ou des personnes persécutées par le régime.

L’Agence Frontex, chargée de lutter en Europe contre l’immigration clandestine, agit, précise HRW, en coordination avec les pays émetteurs de migrants clandestins ou pays de départ et a pour seul objectif d’empêcher les bateaux d’accoster sur les territoires des Etats membres de l’UE. «Cela consiste à empêcher également les migrants, y compris les demandeurs d’asile, de se prévaloir des droits procéduraux applicables en Europe», indique le rapport de HRW qui estime que «la réticence des Etats européens à accepter le débarquement des migrants et toutes les responsabilités juridiques que cela implique pour le traitement, la réception et l’assistance était sur l’écran sombre en août dernier». L’Union européenne a mis au point un nouveau système européen de surveillance des frontières extérieures, appelé Eurosur. «Il comprend le sauvetage en mer comme un objectif principal, mais ne contient pas de lignes directrices ou de procédures spécifiques pour garantir que cet objectif soit atteint.»

Mais Human Right Watch estime que ce système ne fixe pas exactement toutes les procédures pour que le sauvetage en mer soit mis en œuvre de manière efficace. «Au-delà de l’objectif déclaré de sauver des vies, le nouveau système reflète la focalisation traditionnelle sur la sécurisation des frontières et la prévention des arrivées», assène HRW. L’ONG internationale émet, pour sa part, des recommandations pour améliorer les opérations de sauvetage, notamment en améliorant les mécanismes de coordination de recherche et de sauvetage entre Etats membres de l’UE. 

Nadjia B.

Written by elharraga

18 août 2012 at 6:47

Hausse sensible de tentatives d’émigration clandestine : Les « harraga » préfèrent le Ramadhan

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par Rachid Boutlélis

94 candidats à l’émigration clandestine, au total, ont été interceptés depuis le début du mois de ramadhan, au large du littoral ouest, par les gardes-côtes, selon les statistiques établies par les services de la Gendarmerie nationale de la daïra d’Aïn El Turck.

Ces harraga, âgés de 16 à 33 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel d’Aïn El Turck et ont été condamnés, chacun, à verser une amende d’un montant de 5 millions de centimes.

Le phénomène relatif à la présence de jeunes femmes dans cette périlleuse entreprise, semble avoir tendance à prendre de sérieuses proportions. En effet, parmi les 94 candidats à l’émigration clandestine figuraient 3 jeunes femmes. En se relayant à la barre des accusés, lors de leur comparution devant ledit tribunal, elles ont argumenté en substance, leurs inconfortables situations sociales et ce, à l’instar de leurs co-inculpés. Notons également que 4 mineurs, âgés de 16 à 17 ans, faisaient également partie de l’un des groupes de «harraga».

En raison de leurs jeunes âges, ils ont comparu devant un juge de mineurs. Hormis 16 d’entre eux, qui ont tenté la folle traversée, à partir d’une plage du village côtier de Kristel, situé sur le littoral-est de la wilaya d’Oran, le reste a pris la mer séparément à partir des plages essaimées à travers le territoire de la commune d’Aïn El Turck. Selon nos sources, ces « harraga » ont tous pris, le départ au moment de la rupture du jeûne, tablant ainsi et vainement sur une hypothétique baisse de vigilance des gardes-côtes. Leurs passeurs ont encaissé des dizaines de millions de centimes avant de s’évaporer dans la nature, indiquent encore nos sources.

On apprend à ce sujet que les enquêteurs de la gendarmerie de ladite daïra poursuivent leurs investigations pour tenter de localiser et de démanteler ces réseaux spécialisés dans l’organisation de ces traversées clandestines vers les côtes de la péninsule ibérique. Selon les mêmes sources, ces réseaux, qui disposent de rabatteurs, s’activent sur le littoral ouest, notamment. Ils seraient dirigés par des individus jouissant d’une certaine expérience de la mer.

Written by elharraga

16 août 2012 at 10:57

Emigration clandestine: Le tribunal de Mostaganem innocente 14 harraga

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C’est un jugement qui va faire indubitablement jurisprudence que celui prononcé, hier, par la présidente du tribunal de Mostaganem.

Il s’agit de la relaxe prononcée au profit du groupe de 14 harraga pris en flagrant délit d’émigration clandestine à destination de l’Espagne. Interceptés vendredi dernier vers 23h à bord d’une barque de 5,20 m, les 14 clandestins avaient été mis en détention préventive par le procureur de la République du tribunal de Mostaganem. Dans ce groupe figurent un jeune handicapé moteur ainsi qu’un mineur qui avait été confié au centre de rééducation pour mineurs de Sayada. Originaires des quartiers périphériques de Mostaganem, l’âge des autres 12 membres du groupe n’excède pas les 28 ans.

C’est suite à une information parvenue au service des garde-côtes indiquant l’imminence de la tentative d’embarquement à partir de la plage Benabdelmalek Ramdane que ces derniers ont pris leurs dispositions pour intercepter l’embarcation. Une fois à hauteur de la rade de Mostaganem, à environ 9 miles marins de la côte, la barque en polyester a été vite repérée puis interceptée ainsi que ses 14 passagers, des jerricans d’essence et de la nourriture.

Ramenés durant la nuit au port de Mostaganem, ils ont été présentés samedi matin au procureur de la République. Hier matin, avant l’ouverture du procès, les nombreuses familles avaient pris place devant le tribunal. C’est dans une ambiance lourde et une salle archicomble que la présidente a entamé avec détermination le procès, qui sera ponctué de la remise en liberté des 14 clandestins, ce qui a entraîné un grand soulagement dans l’assistance, qui n’est pas habituée à ce genre de verdict à l’égard des harraga.
Une première qui fera date, car sans nul doute ce procès annonce une approche moins dogmatique du phénomène récurrent de l’émigration clandestine qui frappe une frange très large de la société et contre lequel le législateur ne dispose pas encore de textes spécifiques.

Yacine Alim

Written by elharraga

14 août 2012 at 6:50

14 harraga incarcérés à Mostaganem

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Interceptés par les gardes cotes au large de Mostaganem, 14 passagers clandestins qui avaient mis le cap vers les cotes espagnoles à bord d’une embarcation de 5 mètres, ont été présentés devant le magistrat instructeur du tribunal de Mostaganem.

Après les avoir auditionnés, ce dernier a ordonné leur mise sous mandat de dépôt. Parmi ces derniers, figurent un jeune mineur et un handicapé moteur. Le premier a été remis à la structure chargée de la rééducation de mineurs de Sayada tandis que le jeune handicapé a rejoint ses 12 compagnons d’infortune au niveau du centre de détention de Sidi Othmane.

Ce n’est pas la première fois que durant le mois de Ramadhan, des embarcations tentent de rejoindre l’Espagne à partir de la bande côtière de Mostaganem. En effet, les nombreux réseaux de l’immigration clandestine qui activent dans la région, mettent à profit le mois de jeun et tentent de déjouer la vigilance des gardes cotes.

Pour cette fois-ci, la manœuvre a lamentablement échoué d’autant que l’embarquement se serait effectué à partir de la plage de Kharrouba, soit à moins d’un mile marin du port de Mostaganem.

Yacine Alim

Written by elharraga

8 août 2012 at 8:03