Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Tizi Ouzou-Journées théâtrales d’expression amazighe : Une pièce sur les harraga primée

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La troupe d’Iferhounène (Aïn El Hammam) a raflé la majorité des prix de cette 8e édition marquée par un niveau faible, selon le jury. Le rideau est tombé, jeudi, sur les journées théâtrales d’expression amazighe par la remise des prix aux lauréats.

C’est à la troupe Hamid Bentayeb d’Iferhounène (Tizi Ouzou) auteure d’une pièce théâtrale sur les harraga qu’est revenu le grand prix de cette 8e édition, qui a décroché également le meilleur prix de l’interprétation féminine (Talbi Zoulikha) et celui de la scénographie. Le prix de la meilleure interprétation masculine est revenu au talentueux Mourad Bouamrane de Maâtkas qui a campé le rôle principal dans la pièce Lhabs igrawliouène (la prison des révolutionnaires). Les œuvres présentées ont été évaluées par le jury sur la base de plusieurs critères tels que le décor, l’expression corporelle, le scénario… Une dizaine de troupes venues d’Alger, Boumerdès, Béjaïa Tizi Ouzou et d’Oran ont pris part à ce festival dédié à la mémoire de Kateb Yacine et d’Ali Zamoum. L’évènement a suscité un engouement sans précédent du public. Près de 500 personnes par spectacle. Une première dans les annales du 4e art à Tizi Ouzou. Jeudi, lors de la cérémonie de clôture, ils étaient encore plus nombreux. En effet, c’est dans une salle archicomble que s’est produit Merzouk Debza qui a présenté un monologue intitulé L’accusé. Toujours égal à lui-même, le fondateur de la troupe musicale Debza a fait étalage de son savoir-faire scénique avec brio et beaucoup de concentration. Usant d’un langage direct et incisif, le comédien, très à l’aise dans son jeu, décortiquera par le geste et le verbe le mal-être de la société algérienne, ses contradictions, avec en toile de fond le déni identitaire, l’échec du système scolaire, l’Islam et l’arabité. Il faut dire que durant les cinq jours qu’a duré le festival, il en a eu pour tous les goûts, tant pour les adultes que pour les enfants, comme la pièce Le petit nettoyeur, montée par Slimane Aït Gacem de la troupe Machahou de la wilaya de Boumerdès. En plus des représentations théâtrales, les organisateurs, en l’occurrence l’association Amezgun n’djerdjer et la direction de la culture de Tizi Ouzou ont programmé des conférences sur « La mise en scène et l’adaptation », présentées par Sid-Ahmed Ben Aïssa metteur en scène, auteur dramatique et Omar Fetmouche, dramaturge, directeur du Théâtre régional de Béjaïa.

Par Ahcène Tahraoui

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Written by elharraga

7 février 2009 à 11:55

Une Réponse

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  1. Félicitations à la troupe de Aïn El Hammam…..la région de mas arrières grands-parents!

    Fethi

    22 mars 2009 at 12:53


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