Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

L’immigration clandestine trouve son passage par Djanet

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Zone frontalière avec le Niger et la Libye, Djanet est devenue un carrefour pour l’immigration clandestine. La Lampedusa du grand sud est un passage obligé pour les harraga venant de différents pays du Sahel, comme le Niger, le Mali, le Burkina-Faso, mais aussi de contrées plus lointaines comme le Ghana, le Togo, etc.

Djanet devient un accès obligé pour atteindre la Libye, première escale avant le grand départ vers l’Europe. Des centaines d’immigrants à la recherche d’une vie meilleure font le trajet de leur pays respectifs, vers la Libye via Djanet. Les frontières larges et perméables sont difficilement contrôlables. Les services de sécurités, tous corps confondus, se partagent la mission de couper court l’aventure des hôtes clandestins. Traversant le désert dans la soif et la faim, ces immigrants sont parfois dans un état tel qu’ils sont contents de tomber sur des secours, même s’il s’agit des services de sécurité. Durant notre passage à Djanet, nous apprîmes l’interpellation de 22 clandestins de différentes nationalités. Ils sont venus du Niger via Tamanrasset, puis ont rejoint Djanet. Durant trois jours, ces immigrants ont traversé le Hoggar pour voir leur rêve s’achever au Tassili. Une source qui a requis l’anonymat affirme qu’en 15 jours, pas moins de 200 immigrants ont été interpellés. Une fois arrêtés, ces harraga sont présentés à la justice puis admis dans un centre de transit avant, de se voir refoulés. Comme pour les harraga en mer, les immigrants d’Afrique noire pénètrent sur le territoire national grâce à des passeurs algériens. Ces derniers font payer à chacun des clandestins 7000 dinars le trajet entre Tamanrasset et Djanet. « Les tarifs sont à la hausse, ils étaient à 2500 dinars ; les passeurs profitent de la vulnérabilité des immigrants pour les obliger à payer plus et les jeter dans le désert livrés à la soif et la faim », nous dit une source qui a requis l’anonymat. Cette même source nous confie qu’il arrive qu’en 15 jours pas moins de « 200 clandestins sont arrêtés ». En sus de la Gendarmerie nationale et des garde-frontières, une brigade chargée de la lutte contre l’immigration clandestine a été créée au niveau des frontières depuis 2 ans.

Par Nadjia Bouaricha

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Written by elharraga

1 décembre 2008 à 8:13

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