Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for novembre 2008

Prison avec sursis pour 15 harraga

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Tribunal de Seddikia

Une peine de six mois de prison avec sursis a été prononcée, samedi en fin d’après-midi, par le tribunal correctionnel de Seddikia contre chacun des 15 candidats à l’émigration clandestine, et parmi lesquels figurent neuf ressortissants afghans.

Les six autres sont originaires des localités de la région Ouest du pays. Ces harraga, qui s’étaient entassés une dizaine de jours auparavant dans une embarcation de fortune, avaient pris le départ à partir d’une plage de la ville frontalière marocaine de Saïdia. Ils ont été repérés à 35 miles nautiques au large du port de Ghazaouet par l’équipage d’un cargo battant pavillon espagnol, qui a avisé les gardes-côtes de la façade maritime Ouest. Ces malheureux aventuriers ont été acheminés vers le port d’Oran. Notre source indique que le moteur de leur embarcation a lâché avant que les courants marins ne la poussent vers les eaux territoriales algériennes. Ils avaient l’intention de rallier les côtes de la péninsule ibérique.

En se relayant à la barre, ils ont invoqué en substance le chômage. Le représentant du ministère public a requis une peine de six mois de prison ferme pour chacun d’eux. Les avocats de la défense ont plaidé le bénéfice de l’acquittement en faveur de leurs mandants en mettant en exergue leurs déplorables conditions sociales.

Par Rachid Boutlélis

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Written by elharraga

24 novembre 2008 at 8:15

Le corps d’un jeune rejeté par la mer

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Chlef

Les garde-côtes ont fait une découverte macabre, jeudi dernier, non loin du port commercial de Ténès. Ils ont repêché le cadavre d’un jeune en état de décomposition avancée.

Il s’agirait, selon les premières informations, d’un candidat à l’immigration clandestine qui aurait péri noyé. Les recherches sont en cours pour déterminer son identité et le remettre éventuellement à sa famille pour son enterrement. Signalons que le phénomène des harraga a pris des proportions alarmantes dans la région avec des tentatives de traversées massives des jeunes. Dans la plupart des villes côtières, les embarcations de pêche ont été transformées en moyens de transport vers l’inconnu.

Par A. Y.

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23 novembre 2008 at 8:10

Le premier responsable des garde-côtes mis en examen

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Annaba

Selon des sources sûres, hier dans la matinée, Zaidi Abdelaziz, le premier responsable de la station maritime principale des garde-côtes de la wilaya de Annaba, la seule et première autorité en mer, a été mis en examen.

Les locaux de cette institution regroupant militaires et assimilés ont été perquisitionnés, quelques heures après, par les services de sécurité et plusieurs documents officiels ont été saisis. On soupçonne un trafic de cartes de circulation maritime nécessaires pour les embarcations de pêche, de plaisance et les jets-skis. Selon les mêmes sources, cette enquête a été déclenchée suite à des informations faisant état d’un trafic des cartes de circulation des engins nautiques. Contacté, le commandement des garde-côtes de la wilaya de Annaba s’est refusé à toute déclaration. Rappelons que la station maritime est le service qui accueille, auditionne et présente les harraga devant la justice après leur arrestation par les gardes-côtes.

Cet organisme, qui a été créé par décret exécutif n°96-350 du 9 octobre 1996 suite au jumelage de trois institutions : la pêche, le transport et les garde-côtes (défense nationale). Les préoccupations de sécurité font que les domaines d’intervention en mer ou en milieu portuaire sont multiples. Ses missions principales portent sur l’administration, la tenue de la matricule des gens de la mer et du registre algérien d’immatriculation des navires, l’application de la législation relative à la navigation maritime, à la pêche et à la douane maritime, l’exécution des règles concourant à la sauvegarde de la vie humaine en mer et à la protection de l’environnement marin et du domaine maritime public.

Par M. F. Gaïdi

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20 novembre 2008 at 8:19

La mer reconnaîtra les siens

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Chronique

Mercredi dernier, pendant que les honorables parlementaires votaient, le ventre plein, pour l’éternelle reconduction, un autre drame se jouait ; le soir même, 15 harraga étaient arrêtés en pleine mer pour délit de fuite. Jusque-là, l’histoire n’a rien de surprenant ni de la part de l’Assemblée habituée à recevoir les pires humiliations ni de celle de la mer, habituée à recevoir des milliers de déçus des systèmes politiques. A la lecture de la fiche de renseignements des 15 harraga présentés par les garde-côtes de Ghazaouet, on s’aperçoit que 9 d’entre eux ne sont pas Algériens mais Afghans. Des Afghans harraga en Algérie ? Si les Algériens sont connus depuis longtemps pour partir, à toutes les époques, par n’importe quel moyen et pour n’importe quelle raison, on connaissait les Afghans pour une autre spécialité, celle de quitter leur pays afin de renforcer le front de la guerre en Algérie.

Que s’est-il passé pour que des Afghans soient arrêtés au large de l’Algérie pour être déférés devant le parquet d’Oran comme de vulgaires harraga ? Rien. Les Algériens ont tellement pris l’habitude de l’exil marin qu’ils ont ouvert de nouvelles voies à tout le monde et même les candidats de lointains pays passent par ici pour aller ailleurs, confirmant la remarque d’un poissonnier national : « Il y a beaucoup plus de harraga au large des côtes algériennes que de crevettes ou de rougets. » Ce qui explique le prix affolant des poissons et crustacés, d’une part, et le peu de valeur accordé à la vie humaine en Algérie d’autre part. Pendant donc que les parlementaires dînaient au bord de la mer pour fêter la victoire de l’immobilisme sur le changement, 9 Afghans tentaient de partir d’Algérie en clandestins. Le constat est révélateur. Depuis le jour de la réforme de la Constitution qui permet au président Bouteflika de rester président à vie, même les Afghans quittent l’Algérie.

Par Chawki Amari

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16 novembre 2008 at 8:22

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Arrestation de 25 harraga à Annaba. Des femmes, des mineurs et un enfant de 4 ans parmi l’expédition.

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Une femme de 35 ans avec son enfant de 4 ans, deux jeunes filles de 18 et 30 ans, trois mineurs de 16 et 17 ans et 19 harraga adultes, dont un ayant récidivé quelques heures à peine après sa libération par la justice. Telle est la composante d’une expédition clandestine peu ordinaire qui a été interceptée hier par les éléments des garde-côtes de la marine de Annaba. C’est ce qu’a confirmé Zaïdi Abdelaziz, chef de la station maritime principale des garde-côtes de Annaba.

Ils étaient tous entassés dans une embarcation artisanale de 4 m motorisée par un Suzuki 40 chevaux lorsqu’ils ont été aperçus à 2h30 à 5 miles marins au nord de la plage de Sidi Salem. La femme et les deux filles sont originaires de Annaba. Tout autant que les trois garçons mineurs, elles ont dû payer chacune 70 000 DA pour « réserver » une place sur l’embarcation de rêve. Originaires de Souk Ahras, Skikda et Annaba, les 25 harraga ont passé plusieurs jours à scruter le ciel et espérer des conditions climatiques favorables pour appareiller à partir de la plage de Sidi Salem. Hier, ils l’ont fait. Ainsi, le fait marquant est que les femmes algériennes commencent à céder à l’enchantement des passeurs sans scrupules qui leur promettent monts et merveilles dès leur arrivée sur les côtes italiennes.

Divorcée, au chômage et vivant seule avec à sa charge un enfant de 4 ans, Zohra dit n’avoir aucun espoir pour rester en Algérie. L’espoir est beaucoup plus exprimé pour l’avenir de son enfant qui, par cette tentative de brûler les frontières, tente de l’épargner d’un avenir incertain en Algérie dont elle est victime. C’est par instinct maternel protecteur qu’elle a agi ainsi. Elle sait que les enfants et mineurs sont protégés par des conventions internationales jusqu’à l’âge adulte dont l’Italie, le pays d’accueil, est signataire. Elle sait également que les femmes seules avec enfants sont également protégées par des conventions internationales. D’où l’enjeu de cette escapade. Cependant, tel un château de cartes, ce rêve s’est effondré à l’émission du premier décibel provenant du mégaphone des garde-côtes les sommant d’arrêter.

L’embarcation affalée au port, les 25 harraga ont subi le traitement de routine et ont été présentés au procureur près tribunal de Annaba. Libérés, ils comparaîtront le 21 décembre prochain en réponse à une citation directe. Rappelons que 65 candidats à l’immigration clandestine ont été interceptés avant-hier par les mêmes éléments des garde-côtes. Ce qui porte le compte à 80 harraga arrêtés en 48 heures.

Par M. F. Gaïdi

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12 novembre 2008 at 8:34

15 harraga interceptés

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Ghazaouet

Parmi les 15 émigrés clandestins, partis du Maroc et interceptés par les gardes-côtes, 9 seraient de nationalité afghane.

Les gardes-côtes ont intercepté jeudi 15 émigrants clandestins à 20 miles au large de Ghazaouet, apprend-on, avant d’être débarqués au port d’Oran. Selon une source digne de foi, à bord de l’embarcation, qui serait partie d’une plage de l’est du Maroc et qui aurait dérivé avant d’entrer dans les eaux territoriales algériennes, se trouvaient 9 personnes de nationalité afghane, ce qui a eu comme effet d’attirer l’attention des services de sécurité. Ces nouveaux prétendants à l’émigration clandestine, dont 6 Algériens qui devaient rallier les côtes espagnoles, auraient navigué sans guide, ce qui explique, selon la même source, le fait qu’ils se soient perdus en mer avant d’être propulsés par le courant vers le territoire algérien.

Par D. B.

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12 novembre 2008 at 8:26

36 clandestins interceptés à Annaba et Mostaganem: Une mère, son enfant, deux jeunes filles… harraga

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harrag11

par Ayache Djamel / R. N.

Vingt-quatre heures à peine, après que trois groupes de candidats à l’émigration clandestine aient été interceptés, deux autres tentatives ont été enregistrées dans les wilayas de Annaba et Mostaganem. Au total ce sont 36 harraga qui ont été récupérés par les gardes-côtes en une seule journée. Selon le commandant du groupement territorial des gardes-côtes de Annaba, 25 harraga ont été interceptés, hier, à 5 milles, au large de Sidi Salem.

Originaires de Annaba, de Souk Ahras et de Skikda, ils voulaient rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord d’une embarcation traditionnelle, a précisé la même source à l’APS.

Fait nouveau montrant l’ampleur du drame, et contrairement aux idées reçues, l’émigration clandestine ne se limite plus aux seuls jeunes hommes. Hier, parmi le groupe de harraga interceptés, figuraient deux jeunes filles mineures et surtout une mère accompagnée de son enfant âgé de 5 ans. Ce qui semble être bien une «première» en Algérie. Une triste prouesse quand on sait les motivations de ces gens poussés vers l’extrême. En effet, pour qu’une mère prenne la lourde décision de se lancer dans une traversée à haut risque, en compagnie de son enfant, il faut croire qu’elle n’a pas eu trop de choix. Le phénomène prend, ainsi, une autre ampleur. Même le durcissement des sanctions à l’encontre des candidats à l’émigration clandestine ne semble pas dissuader les dizaines de jeunes et moins jeunes qui tentent le tout pour le tout pour un ailleurs souvent rempli d’incertitudes et de mauvaises surprises.

Dans la wilaya de Mostaganem, 11 candidats à l’émigration clandestine, âgés entre 23 et 37 ans, originaires de la wilaya de Chlef ont été appréhendés, hier, à 1h du matin par l’unité maritime n°395, relevant des gardes-côtes de Mostaganem, à quelque 6 milles, au nord de la localité de Sidi Ali. Les 11 harraga qui voulaient rejoindre les côtes espagnoles ont été interceptés à bord d’une petite barque de fortune. Ils avaient pris le départ à partir de la petite plage de Bachria (dans la wilaya de Chlef). Les candidats à l’émigration clandestine doivent être présentés, aujourd’hui, devant le tribunal de Sidi Ali. Dans la nuit de dimanche à lundi, 65 candidats à l’émigration clandestine avaient été interceptés au large de Annaba. Ils se trouvaient à bord de 3 embarcations traditionnelles. Le premier groupe, constitué de 20 jeunes, a été intercepté à 21h30 au large de l’Oued Seybouse, le second (24 personnes) au large de Sidi Salem et le troisième (21 personnes) a été arrêté au large de Ras El-Hamra. Les harraga devaient être présentés au parquet.

Les côtes de Annaba sont, de plus en plus, le point de départ des candidats à l’émigration clandestine, comme en témoignent les nombreuses tentatives mises en échec, ces derniers mois. Pour rappel, 18 candidats à l’émigration clandestine avaient été interceptés en octobre dernier, au large des côtes de Annaba alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord d’une embarcation artisanale.

Agés entre 19 et 34 ans, ils avaient embarqué de la côte de Chetaïbi. Fin août dernier, toujours au large de Annaba, 86 harraga, dont une femme, avaient été interceptés alors qu’ils tentaient la traversée à bord d’embarcations artisanales. Toujours en août, 25 candidats à l’émigration clandestine avaient été sauvés de la noyade par le groupement territorial des gardes-côtes au large des côtes de Ténès et de Annaba. Parmi les harraga, cinq Maliens et 3 Nigérians.

Written by elharraga

12 novembre 2008 at 6:55