Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for août 2008

11 autres harraga interceptés à Annaba

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par R. N.

Onze candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés, samedi matin, dans la plage du Vivier sur la corniche de Annaba alors qu’ils s’apprêtaient à prendre le large à bord d’une embarcation artisanale pour rejoindre les côtes italiennes, a-t-on appris du chef de la station maritime principale des gardes-côtes. Leur arrestation a été rendue possible grâce aux informations parvenues aux gardes-côtes, a précisé M. Zaidi Abdelaziz.

Ces «harraga», parmi lesquels se trouvait une personne âgée, devaient être présentés dans la journée devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba, a-t-on signalé de même source.

Pour rappel, les gardes-côtes de Annaba ont intercepté au large de Cap-Rosa, dans la wilaya d’El-Tarf, aux alentours de 04h00 de la matinée de jeudi, 86 harraga à bord de cinq embarcations. Agés entre 15 et 35 ans, les harraga, dont une jeune fille, un mineur de 15 ans et un étudiant en 2ème année universitaire, sont originaires des wilayas de Annaba, Skikda, Jijel, Oum El-Bouaghi, Tébessa et Alger. Ils ont été acheminés par groupes au siège des gardes-côtes pour subir un contrôle médical avant d’être présentés, dans la journée, devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba. Mais dix-sept d’entre eux ont réussi à prendre la fuite juste après leur débarquement au siège du groupement territorial des gardes-côtes.

Ils ont escaladé le mur de la clôture de l’enceinte du groupement territorial des gardes-côtes pour disparaître dans la ville de Annaba. Six autres, tentant de prendre la fuite, ont été, quant à eux, arrêtés par les éléments de la caserne des gardes-côtes, a-t-on ajouté.

Neuf des harraga, interceptés jeudi, ont été placés sous mandat de dépôt. Le reste de ces «harraga» devra comparaître devant la justice les 20, 21 et 22 septembre prochain.

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31 août 2008 at 3:11

Sidi Ben Adda : 4 harraga échouent dans leur nouvelle tentative

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par Belhadri Boualem

En novembre dernier quatre jeunes, âgés de 26 à 37 ans et demeurant à Sidi Ben-Adda, une commune côtière située à 6 km au nord-est de Aïn Témouchent, avaient échoué dans leur tentative d’émigrer clandestinement par mer en Espagne. Les causes de l’échec, explique un communiqué du groupement de gendarmerie, sont dues à une «panne survenue au moteur d’une embarcation de fortune». Mais ces derniers, deux ouvriers qualifiés en maçonnerie, un commerçant et un sans emploi n’ont pas perdu espoir et sont restés en relation. Ayant renouvelé leur intention, les futurs harraga arrivèrent à rassembler 490.000 DA soit un montant de 70.000 DA chacun pour acheter un nouveau moteur et ce qui leur sert pour leur hadda. Sans doute, une quelconque indiscrétion les a trahis car ce jeudi, au moment où ils s’apprêtaient à mettre dans l’eau leur embarcation, c’était aux environs de 15 heures, ils ont été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre en train de manoeuvrer.

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31 août 2008 at 3:07

86 harraga interceptés au large de Annaba

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par A. Ouelaâ

Décidément rien ne semble venir à bout de la tentation de rejoindre la rive nord de la Méditerranée chez bon nombre de jeunes, surtout des chômeurs sans horizons et dont la seule obsession est de prendre le large pour rejoindre l’eldorado, bravant les dangers de la mer dans des embarcations de fortune, quitte à y laisser la vie.

En effet, ces derniers, après avoir économisé les quelques millions de la périlleuse traversée et pris attache avec la filière des passeurs, c’est le départ ensuite d’une quelconque plage du littoral de Annaba comme Aïn Bagrat ou Sidi Salem ou celle d’El-Tarf, à partir de Hennaya ou Cap-Rosa.

Ainsi et après avoir reçu des informations faisant état d’un départ massif de harraga à partir d’Echatt dans la wilaya d’El-Tarf, les gardes-côtes de Annaba, dont relève cette partie du littoral attenante à celle de Annaba, ont intercepté au large de Cap-Rosa dans la wilaya d’El-Tarf, aux alentours de 04h00 de la matinée de jeudi, 86 harraga à bord de cinq embarcations. Deux des embarcations ont été interceptées à 12 milles du port de Annaba et les trois autres à 16 milles du même lieu.

Agés entre 15 et 35, les harraga, dont une jeune fille, un mineur de 15 ans et un étudiant en 2e année universitaire, sont originaires des wilayas de Annaba, Skikda, Jijel, Oum El-Bouaghi, Tébessa et Alger.

Ils ont été acheminés par groupes au siège des gardes-côtes pour subir un contrôle médical avant d’être présentés dans la journée devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba.

Mais dix-sept d’entre eux ont réussi à prendre la fuite, juste après leur débarquement au siège du groupement territorial des gardes-côtes.

Ils ont escaladé le mur de clôture de l’enceinte du groupement territorial des gardes-côtes pour disparaître dans la ville de Annaba. Six autres tentant de prendre la fuite ont été, quant à eux, arrêtés par les éléments de la caserne des gardes-côtes, a-t-on ajouté.

Pour rappel, dimanche dernier quatorze candidats à l’émigration clandestine avaient été arrêtés sur la plage de Aïn Bagrat, par les éléments de la gendarmerie nationale.

Agés entre 22 et 33 ans, ces harraga, découverts derrière des rochers, étaient en possession de vivres et d’euros. Selon leurs déclarations lors de leur audition, ces candidats à la harga ont été victimes d’une escroquerie de la part d’un pêcheur de la ville d’El-Kala qui se serait engagé de les faire parvenir aux côtes italiennes moyennant la somme de 100.000 DA par personne. Et de préciser qu’ils ont avancé la somme de 70.000 dinars par personne audit pêcheur, qui ne s’est pas présenté au lieu et à l’heure du rendez-vous.

Mardi dernier quatorze autres harraga ont été découverts à bord d’un navire battant pavillon antiguais en provenance d’Alger. Ces harraga ont été débusqués par l’équipage de ce navire qui se dirigeait vers le port de Djebel Ali de Dubaï.

Written by elharraga

30 août 2008 at 11:18

14 harragas algérois débusqués sur le Viola

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Annaba

Ils étaient 14 jeunes algérois âgés de 21 à 35 ans à avoir été surpris, hier vers 10h00 par l’équipage du  » Viola « , un bateau battant pavillon Antiguais, au large des eaux territoriales algériennes.

Le navire en provenance du port d’Alger a pris la mer la veille à destination de Dubaï. Les 14 jeunes, se voyaient déjà sur les quais de ce pays de rêve. Ils n’avaient pas imaginé un seul instant que les temps ont changé avec des contrôles rigoureux par l’équipage de tout navire en partance ou en provenance des pays étrangers. Particulièrement ces jeunes qui, après avoir réussi à  » tromper la vigilance de la police maritime  » du port de la capitale en se planquant dans des containers vides, étaient certains que la chance leur avait souri et qu’ils rejoindraient les gens heureux de Dubaï. Ils se doutaient encore moins qu’ils seront débusqués après que le Viola ait appareillé. Tous les 14 avaient une seul idée, fuir l’Algérie où leur avenir paraissait bien sombre face à un chômage chronique et partir vers n’importe quel pays y compris ceux asiatiques.

Mais c’était compter sur une certaine complicité au port d’Alger qui leur a permis vraisemblablement d’accéder au Viola. Cependant, l’alerte donnée par le commandant a mis en branle la police algérienne des frontières (PAF) et les gardes côtes de Annaba. Les premiers comme les seconds avaient tenus à passer au peigne fin le moindre petit coin du bateau. C’est ainsi qu’ils surprendront simultanément 10 jeunes à la tête pleine de rêves d’aventures et de richesses dans des containeurs vides que le Viola devait charger à Dubaï. Cependant, ils n’ont hésité à  » moucharder  » leurs 4 acolytes dans l’expédition du rêve. Rêve qui s’achèvera brusquement avec l’apparition des  » Pafistes  » et des gardes côtes.

Par M. F. G.

Written by elharraga

27 août 2008 at 6:38

Cinq harraga arrêtés et dix-neuf autres recherchés à Annaba

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Hier, à 7h40, les éléments de la station maritime des gardes-côtes des eaux territoriales de Annaba ont intercepté une embarcation à bord de laquelle ont pris place 4 jeunes harraga.

Annaba. De notre bureau

Originaires de la daïra d’El Bouni (Annaba), ces jeunes infortunés, dont l’âge varie entre 22 et 31 ans, ont embarqué, selon leurs dires, avec 20 autres jeunes à partir de la plage de Seybouse. Ayant constaté que les conditions de navigation ne prêtaient pas à l’aventure, ces derniers ont exigé de leur « commandant » une escale sur la plage de Aïn Achir (Annaba) pour rebrousser chemin. Les 4 jeunes harraga sont repartis seuls. Malheur pour eux, puisqu’ils ont été interceptés par une unité de la garde maritime qui rôdait à quelques encablures de la même plage.

Même les 19 fuyards ont été signalés et poursuivis par les gardes-côtes jusqu’à la localité de Sidi Salem où ils ont été attendus de pied ferme par la police qui a réussi à arrêter seulement un jeune parmi eux. En cavale, les 19 autres font actuellement l’objet d’intenses recherches. Présentés devant le procureur près tribunal de Annaba, les 5 harraga ont bénéficié d’une citation directe pour le 18 octobre 2008. Par ailleurs, selon Zaïdi Abdelaziz, le chef de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba qui préside également l’opération Nedjda, 2 jeunes chasseurs sous-marins ont été arrêtés ce mercredi, en possession de fusils harpons sans permis. Deux autres personnes propriétaires, l’une d’un jet-ski et l’autre d’un hors-bord, ont été également arrêtées pour défaut de papiers.

Par M. F. G.

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24 août 2008 at 7:00

12 harraga secourus au large de Annaba

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par Hocine Kedadria
Les éléments des gardes-côtes de Annaba ont secouru, samedi, 12 candidats à l’émigration clandestine. Les gardes-côtes ont été alertés par un proche d’un des 12 harraga, qui leur a déclaré que l’embarcation à bord de laquelle se trouvaient les 12 candidats à l’émigration clandestine était en panne, à 10 miles au nord de Cap Rosa, sur la côte de la wilaya d’El-Tarf. Vraisemblablement, ils avaient parcouru un bon bout de chemin, mais leur embarcation a eu une panne et a dérivé vers les côtes de Cap Rosa.

«J’ai dû entrer en contact avec l’un des harraga, dont le numéro de téléphone m’a été communiqué par un parent. Les renseignements qui m’ont été communiqués à l’aide du GPS, nous ont permis de les localiser et nous avons alors envoyé 3 unités de patrouille pour les récupérer», nous a déclaré le commandant du groupement territorial des gardes-côtes, M. Cheriak Mahmoud. L’opération qui a débuté à 14 heures s’est terminée aux environs de 20h30. L’audition qui s’est faite par les éléments de la police maritime, a permis de découvrir parmi les concernés une personne recherchée par la justice pour trois affaires de vol et de coups et blessures à l’arme blanche.

L’histoire des harraga est toujours la même, le chômage, la Sardaigne et l’éden qui les attend. Cependant, le groupe des 12 harraga qui avait pris le large à partir des plages d’El-Chott, a passé 3 jours en mer avant d’être secouru. Deux personnes ont été transférées à l’hôpital pour des malaises. «C’était une action suicidaire, la mer était houleuse et le danger était certain», nous a dit le chef de la station maritime principale de Annaba, M. Zaidi Abdelaziz, qui ajoute «l’audition des harraga n’est pas facile. On fait des fois deux à trois auditions par personne, en raison des fausses déclarations». Les 12 harraga dont l’âge varie entre 22 et 31 ans ont été présentés hier au procureur de la République et seront jugés le 13 octobre prochain avec les 41 autres qui ont été secourus la semaine dernière.

Les services maritimes ont, par ailleurs, arrêté au niveau du «vivier» près de Ras El-Hamra (cap de garde) deux autres candidats à l’émigration clandestine à bord d’une embarcation artisanale. Ces derniers qui font partie d’un groupe de 8 personnes dont 6 ont pris la fuite, ont été présentés au procureur de la République et seront jugés le 11 octobre prochain.

Written by elharraga

11 août 2008 at 7:29

19 harraga interceptés au large de Annaba

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par R. N.
Décidément, les jeunes candidats à l’émigration clandestine n’en démordent pas. Hier encore, les gardes côtes ont intercepté, au large de Ras El-Hamra, à 2 miles au nord de Annaba, une embarcation de fortune à bord de laquelle se trouvaient 19 harraga dont l’âge varie entre 23 et 32 ans.

«Nous les avons interceptés à 6h15 du matin. Ils étaient furieux. Ils étaient persuadés que nous avons mis fin à leur rêve, celui de rejoindre les côtes italiennes, là l’Eden les attend», nous à déclaré, hier, le commandant Cheriak des gardes côtes de Annaba.

«Ecrivez, faites porter nos préoccupations en haut lieu. Nous sommes désespérés, nous n’avons aucun avenir dans ce pays. Nous avons perdu toute confiance en l’avenir », nous a déclaré un jeune harrag de Sidi-Amar qui a été relayé par le plus jeune, venu de Jijel : « La situation est la même ici, ou à Jijel. Tous les jeunes n’attendent que l’occasion pour partir».

Un troisième nous a déclaré qu’il retentera sa chance autant que ce sera nécessaire. «Je ne me découragerai pas quitte à le faire à la nage car, une fois là-bas, je sais que j’aurai l’occasion de faire une situation d’avenir».

Ces propos sont partagés par l’ensemble des jeunes. L’embarcation arraisonnée, hier, par les gardes côtes, est l’une des deux prises par 36 harraga.

La deuxième, avec à son bord 17 jeunes, est parvenue à atteindre son objectif, nous ont fait savoir les harraga interceptés. «Nos camarades ont eu la chance de partir», nous ont-ils dit hier. Et d’ajouter « nous avons pris le départ à minuit de Sidi-Salem. Nos avons cotisé de l’argent entre 50 et 80.000 dinars. Nous nous sommes équipés de tout ».

Sauf que personne ne semblait connaître le percepteur de l’argent ni celui qui devait les faire passer. Pour le chef de la station maritime, M. Zaidi Abdelaziz, l’audition des harraga se fait sur procès-verbal, et leur présentation au procureur de la République se fera le même jour.

«Nous rencontrons de la résistance, on se fait même insulter, parfois menacer par les harraga désespérés. Notre rôle c’est de les ramener sur terre, sains et saufs », nous a déclaré le commandant Cherriak.

Nos rescapés, la fatigue ne semblait pas avoir raison d’eux. Même au tribunal, rien ne semblait non plus les inquiéter. Ils seront jugés le 13 octobre prochain.

Written by elharraga

6 août 2008 at 7:29