Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for février 2008

Course-poursuite en haute mer

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Arrestation de 22 harraga partis de Annaba

Hier, vers 6h, les éléments de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba ont intercepté à 20 miles au nord-est du cap de garde de Ras El Hamra une embarcation de fortune à bord de laquelle ont pris place 22 jeunes harraga.

Agés entre 22 et 32 ans, ces jeunes chômeurs de Skikda, de Mila, de Khenchela, de Souk Ahras, de Bouira et de Annaba ont appareillé à partir de la tristement célèbre plage de Sidi Salem avec l’espoir de rejoindre les côtes européennes, notamment l’île de la Sardaigne (Italie). L’unité de la garde maritime qui rodait sur les lieux est intervenue pour mettre fin à leur périlleuse aventure. Sans obtempérer à leur halte, le « capitaine » de l’embarcation a mis les bouchées doubles vers leur destination. Une course-poursuite est alors lancée contre eux qui, heureusement, a été ponctuée par l’arrestation des 22 jeunes infortunés indemnes. Après une visite médicale, les malheureux harraga qui se voyaient déjà sur les côtes de la Sardaigne ont été présentés le même jour au procureur près le tribunal de Annaba. Face à ce phénomène qui ne cesse de faire tache d’huile, donnant même du fil à retordre aux narcotrafiquants, la Gendarmerie nationale compte apporter de l’eau au moulin de la garde maritime de la façade Est. Lors d’un point de presse organisé à l’occasion de la présentation du bilan d’activité 2007, le lieutenant colonel Barour Sahraoui a annoncé la création d’une brigade maritime de la Gendarmerie nationale spécialisée dans la lutte contre le crime organisé. Outre la collaboration avec les gardes-côtes dans la lutte contre l’immigration clandestine, sa mission consiste à combattre le trafic maritime de la drogue. Un fléau qui commence à prendre forme depuis quelques mois.

M. F. Gaïdi

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24 février 2008 at 5:25

10 harraga secourus

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10 harraga ont été repêchés, hier matin, aux environs de 10 heures, par une patrouille des gardes-côtes de la marine nationale, à 30 miles marin au Nord des côtes d’Oran, apprend-on d’une source autorisée. Leur embarcation avait chaviré et ils ont failli se noyer, n’était-ce l’intervention de la patrouille. Ils ont été débarqués au port de pêche d’Oran avant d’être remis aux services de sécurité pour examen de situation. Ces candidats à l’émigration clandestine, qui avaient pris la mer tôt dans la matinée d’hier, aux environs de 3 heures, à partir d’une plage de la commune balnéaire de Aïn El Turck, seront présentés samedi devant le magistrat instructeur près le tribunal d’Es Seddikia.

R. B.

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21 février 2008 at 5:55

Ali Bensaâd : « Le Maghreb sous-traite pour l’Europe »

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Pour l’universitaire Ali Bensaâd, le dossier noir des politiques méditerranéennes sur la migration a empêché de faire avancer la question de coopération entre les deux rives.

Constantine. De notre bureau

Contre le discours officiel et les idées reçues, l’universitaire Ali Bensaâd part en croisade, en développant la profondeur de la question des flux de migration qui touchent la région du bassin méditerranéen et déterminent les relations entre les deux rives. Invité samedi par le CCF de Constantine, Ali Bensaâd a tenté de disséquer le phénomène des harraga en expliquant l’échec des politiques, notamment « le processus de Barcelone fêté en 2005 et presque enterré en même temps », selon ses mots. N’est-ce pas ce dossier noir des politiques méditerranéennes sur la migration qui a empêché depuis de très longues années de faire avancer la question de coopération entre les deux rives. Selon lui, l’actualité met à nu le décalage entre les représentations et la réalité des choses. Ceci dit, le problème est beaucoup plus complexe que ce que nous dévoile la question des harraga qui ne serait qu’« une feuille de vigne qui tombe pour révéler davantage… Pourquoi ? Parce que pendant cinq ans, la question des migrations a été réduite aux Subsahariens ». Bien plus que cela, la question est autant un levier géopolitique pour les capitales concernées. Les pays du Maghreb sont devenus les principaux sous-traitants pour le compte de l’Europe qui a fait pression de façon explicite entre 2000 et 2004 en se départissant de toute pudeur, affirme le conférencier. Les pays maghrébins se sont soumis aux conditions d’aide dictées par l’Union européenne, « y compris ceux qui font preuve d’ombrage nationaliste tels que la Libye et l’Algérie, qui ont facilement revêtu l’habit du supplétif de répression ». Résultat : pendant cinq ans, il y a eu une répression très forte à l’égard des Subsahariens lâchés en plein cœur du Sahara par les services marocains, mais aussi par les Algériens. Et pendant ce temps, tous les pays, excepté l’Algérie, ont légiféré de nouvelles lois répressives régissant l’entrée des étrangers sur leurs territoires, pour répondre aux exigences européennes. Mais les gouvernements maghrébins ont eux aussi exploité la question des migrations en monnayant leur rôle de sentinelles. La Libye et l’Algérie n’avaient pas besoin d’argent comme le Maroc, mais ces pays ont obtenu mieux : la réintégration dans le jeu international. Les exemples ne manquent pas pour le conférencier. Le barrage électronique que veut construire l’Algérie le long de ses frontières sud est une faveur puisqu’il est rendu possible. Aussi, il existe, selon Bensaâd, des officiers de liaisons français qui gèrent la question en collaboration avec les officiers algériens, et sont présents jusque dans les frontières sud. Par ailleurs, le discours officiel qui tente de présenter les sociétés locales comme victimes de l’envahissement des migrants en relayant le discours raciste européen est battu en brèche. Ce discours occulte en effet le nouveau statut de pays d’immigration que sont devenus ces pays du Maghreb. L’histoire démontre aussi que la migration a toujours concerné beaucoup plus les Maghrébins que les Subsahariens qui n’ont été que la feuille de vigne derrière laquelle pendant ces longues années on a caché la migration maghrébine. Démystifiant le phénomène, Bensaâd avance que les migrants subsahariens n’ont fait que venir se greffer sur une circulation qui existait déjà sur des routes créées essentiellement par les Marocains.

Nouri Nesrouche

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4 février 2008 at 4:46

12 harraga arrêtés à Madagh

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12 harraga ont été arrêtés, ce jeudi, par les services des gardes-côtes au niveau de la plage de Madagh. Ces jeunes ont été interceptés par les services de sécurité alors qu’ils attendaient les propriétaires des embarcations qui devaient les transporter vers l’autre rive de la Méditerranée. Il est à rappeler qu’en l’intervalle de trois jours, les services des gardes-côtes ont intercepté 45 jeunes prétendants à l’émigration clandestine ainsi que la découverte de 5 corps en état de décomposition qui ont été rejetés par la mer.

B. Souhila

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2 février 2008 at 6:38

Annaba : 13 harraga secourus par un méthanier algérien

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A peine 3 jours après la disparition de 6 jeunes harraga dont les recherches n’ont rien donné jusqu’à hier, voilà que les gardes-côtes de Annaba viennent de secourir, dans la nuit de jeudi à vendredi, 13 autres jeunes émigrants clandestins. C’est le commandement des gardes-côtes de l’Italie qui a alerté le centre régional des opérations de surveillance et de sauvetage (CROSS) relevant de la façade maritime est de Jijel quant à la présence sur leurs radars d’une embarcation de fortune qui se dirige vers les côtes italiennes. Aussitôt informé, le commandant des gardes-côtes de Annaba a ordonné à une de ses unités de procéder à la localisation et la récupération de l’embarcation et ses occupants. Entre-temps, la barque étant en difficulté risquait de chavirer d’un moment à l’autre, d’autant qu’elle naviguait à 60 miles des côtes algériennes. De passage dans cette zone en haute mer, un méthanier algérien a, avant l’arrivée de la flotte maritime, récupéré les 13 harraga pour les livrer aux gardes-côtes peu après. A défaut des îles italiennes, ils iront rejoindre les geôles de la marine pour être présentés, aujourd’hui, devant le procureur près le tribunal de Annaba. Ils auront à répondre de plusieurs griefs retenus contre eux, dont la tentative d’immigration clandestine.

M. F. G.

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2 février 2008 at 6:24