Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for janvier 2008

Tragédie en haute mer

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Six harraga portés disparus au large de Annaba

Six harraga disparus et un seul rescapé. Tel est le triste bilan d’une tentative d’émigration clandestine effectuée dans la nuit de mardi par un groupe de sept jeunes depuis la plage de Oued Bakrat.

Comme une traînée de poudre, cette information a fait le tour de la ville mettant en émoi toute la population. C’est suite à un appel anonyme faisant état d’une embarcation en difficulté que les éléments du groupement territorial des gardes-côtes de la façade maritime de Annaba sont intervenus avec les moyens rapides. Les recherches engagées pour le sauvetage de ces malheureux infortunés n’ont rien donné sauf à 1 mile de la plage de Oued Bakrat « la barque de la mort » renversée et vide de ses passagers ainsi qu’à une encablure à côté, une veste en cuir flottant avec dans l’une de ses poches une pièce d’identité. Identifiée, la personne semble être le rescapé qui a alerté les gardes-côtes pour aller au secours de ses « coharraga ». Appelés à la rescousse, deux plongeurs de la Protection civile ont balayé toute la bande supposée être le lieu de la disparition de ces jeunes, en vain. Selon les premières informations, Jelta est le sobriquet du passeur et capitaine de l’embarcation de la mort. Marin-pêcheur, il habite au bord de la plage Refès Zahouane (ex-Toche). Il a à son actif plusieurs traversées réussies. Ses services ont été sollicités par ces jeunes pour une tentative d’émigration les amenant à leur rêve. Ce qui a malheureusement tourné au drame. A l’heure où nous mettons sous presse, les recherches n’ont toujours rien donné. Si l’on se réfère aux déclarations des gardes-côtes, tout porte à croire que les six jeunes harraga, dont deux seraient originaires d’Alger, seraient noyés et emportés par les courants. Quant au seul rescapé, il fait l’objet d’intenses recherches à l’effet d’éclairer les gardes-côtes sur les circonstances de ce drame et les aider dans leurs recherches. Par ailleurs, il est à rappeler que l’année 2007 a connu, selon les gardes-côtes de Annaba, pas moins de 395 candidats à l’émigration clandestine dont 3 Marocains. Ils ont été secourus, interceptés, poursuivis ou arrêtés, c’est selon, par les éléments des gardes-côtes de Annaba. Alors qu’au niveau national, ce sont plus de 1600 jeunes chômeurs désespérés dont 45 étrangers en majorité des Marocains. Ce qui a donné lieu à 440 opérations d’intervention et de secours. C’est au mois de septembre 2007 que revient la première marche du podium, où plus de 150 jeunes harraga avaient été interceptés alors qu’ils tentaient de rejoindre la Sardaigne. Le pic a été enregistré en une seule journée de ce mois avec une course poursuite ponctuée par l’arrestation de 86 harraga à 22 miles du cap de garde de Ras El Hamra. La même source indique la récupération et la saisie de plus de 70 embarcations motorisées à Annaba et près de 380 autres tout au long de la façade maritime du pays. Il faut dire que Annaba a acquis le tristement célèbre titre de capitale de harraga à partir du 31 décembre 2006 lorsque plusieurs dizaines d’embarcations avaient pris le large à partir de la plage de Sidi Salem à destination de la rive européenne. Si pour certains harraga le rêve a été exaucé, pour une trentaine d’entre eux ce n’était malheureusement pas le cas. Ils ont payé de leur vie sans pour autant aboutir à leur objectif, c’est-à-dire fuir l’Algérie où leur avenir paraissait bien sombre face à un chômage chronique et partir vers n’importe quel pays d’Europe. Leurs cadavres avaient été repêchés tout au long de la côte algérienne. Avec cette intensification de ce nouveau phénomène, Annaba est devenue une véritable plaque tournante où des réseaux s’y sont installés et dont les ramifications s’étalent aux quatre coins du pays. Ainsi, la tragédie des harraga continue d’énumérer telle une litanie des bilans macabres entre disparus et morts, notamment au sein de la jeunesse algérienne. Le bilan funèbre de la nouvelle année 2008 est entamé. Il a été étrenné par la disparition de 6 jeunes désespérés dont la responsabilité de leur tragédie incombe à nos gouvernants.

M. F. Gaïdi

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31 janvier 2008 at 5:21

18 harraga d’Oran interceptés au large de Béni-Saf

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18 harraga ont été interceptés hier matin, aux environs de 10 heures, à 50 miles marins au Nord de la ville côtière de Béni Saf, dans la wilaya de Aïn Témouchent, par les gardes-côtes de la façade maritime Ouest, apprend-on d’une source autorisée. Ces candidats à l’émigration clandestine, qui avaient l’intention de gagner les côtes de la Péninsule Ibérique, se sont entassés dans un zodiac. La même source indique encore que les harraga ont pris le départ, dans la nuit du lundi au mardi, à partir d’une plage située dans la commune balnéaire de Aïn El Turck. Ils ont été retrouvés en bonne santé et ont été dirigés, hier, vers le port d’Oran avant d’être remis aux éléments de la gendarmerie relevant de l’unité territorialement compétente.

R. B.

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30 janvier 2008 at 5:52

Emigration clandestine : Quelles solutions pour le fléau « Harraga » ?

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Pas moins de 107 harraga, dont 7 jeunes handicapés, d’un âge variant entre 22 et 40 ans, ont été expulsés entre 2006 et 2007 d’Europe, notamment d’Espagne, de France et d’Allemagne.

Beaucoup d’entre eux avaient été jugés. Certains parmi ceux qui ont tenté l’aventure ont péri et peu d’entre eux ont pu regagner ce qu’ils croyaient être l’Eldorado. Le sort de beaucoup de jeunes reste inconnu. Nous avons recueilli quelques récits et témoignages poignants et douloureux. « Si l’occasion me sera donnée, je le referais sans état d’âme ». C’est en ces termes crus et sans ambages qu’un des deux jeunes ex-harrag de Tiaret, repêchés par les gardes-côtes espagnols en 2006, a tenu à s’exprimer devant une foule nombreuse de jeunes, de psychologues, de gens du culte et de beaucoup de lycéens, dans une salle pleine à craquer du centre culturel islamique. Son compère, quelque peu embarrassé, avait tenté d’expliquer, lui, le pourquoi de ces actes fatals, en évoquant l’amende de 5 000 dinars qui lui a été infligée au retour de cette aventure. « Que voulez-vous que je fasse ? », lâche-t-il. « J’ai tenté de vendre des légumes mais la police ne cesse de me traquer ». Le sujet des harraga, qui continue donc de préoccuper parents et membres actifs du mouvement associatif, ne semble pas être vu sous le même angle d’approche. Les uns décrivent le profil du jeune « Harrag » trop souvent comme « chômeur, pauvre et désoeuvré en quête d’une vie meilleure. » Un psychologue de la police avance, quant à lui, cette explication : « le culte de l’héroisme » ou cette quête qu’ont les jeunes de vouloir « martyriser le suicidé ». Le débat tournait essentiellement sur « la nécessité d’une prise en charge des jeunes, socialement » et de « l’écoute comme solution ». Au delà donc de ces témoignages de jeunes harraga, le phénomène reste traité sous un angle exclusivement sécuritaire, puisqu’au delà des refoulements et des arrestations qu’on signale, aucune prise en charge sérieuse du phénomène n’a été annoncée.

A. F.

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27 janvier 2008 at 4:59

Détention provisoire pour les 17 harraga à Skikda

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Les dix-sept harraga qui avaient embarqué clandestinement à partir du port d’Alger, pour être débarqués au port de Skikda, ont été présentés hier au procureur de la République près le tribunal de cette ville. Ce dernier les a placés en détention provisoire en attendant leur procès prévu dans le courant de la semaine prochaine. Pour rappel, ces jeunes âgés entre 20 et 30 ans ont tenté de prendre le large à bord d’un navire battant pavillon panaméen à destination de Malte.

Dalel Daoud

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23 janvier 2008 at 5:04

Rien n’arrête les harraga

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Leur nombre a connu une hausse vertigineuse en 2007

La harga ou la traversée de la Méditerranée en situation irrégulière en empruntant des embarcations de fortune n’est point un fait divers qu’on oublie une fois la page du journal tournée.

Il s’agit d’un véritable phénomène de société portant en lui le lourd poids du rejet d’une dure réalité vécue et le rêve d’une vie meilleure luisant au loin de l’autre rive de la mer Méditerranée. Les harraga sont de plus en plus nombreux à braver tous les dangers, même la mort, pour passer d’une réalité à une autre, et les chiffres de la gendarmerie sont là pour le prouver. Pas moins de 114 affaires d’émigration irrégulière ont figuré sur le tableau des affaires traitées par les services de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale durant l’année écoulée contre 73 en 2006, soit une hausse considérable de 56%. La lutte contre ce phénomène, plus communément appelé les harraga, a abouti l’année dernière donc à l’arrestation de 1071 personnes contre 714 l’année d’avant, reflétant une montée en flèche du nombre de prétendants à la traversée mortelle de la Méditerranée en quête d’un paradis perdu. Lors d’un point de presse de présentation du bilan des activités de la Gendarmerie nationale tenu hier au siège du commandement de ce corps de sécurité, le chef de la division de la police judiciaire parle de l’inexistence de textes de lois réprimant ce type de phénomène. « Dans le traitement des affaires de harraga, nous nous basons sur le code maritime qui est plus adapté à la navigation qu’à la répression de ce type d’irrégularité, donc nous nous trouvons devant un vide juridique », explique le colonel Djamel Zeghida. Ce dernier considère, en outre, qu’un harraga ne doit pas être traité comme un criminel. « A mon avis, il s’agit d’une victime, il suffit de s’arrêter un moment et discuter avec ces Algériens qui se hasardent en mer pour une aventure aléatoire, on ne peut que voir en eux des victimes, leurs histoires sont tellement bouleversantes que parfois on est tenté de leur donner raison. A mon avis, ceux qu’il faut incriminer et réprimer ce sont les réseaux de passeurs, ceux qui achètent des chaloupes et volent du carburant pour jeter des Algériens à la mer », indique le chef de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale.

7% de multirécidivistes
Evoquant un sondage effectué auprès de 100 candidats à la « harga », le même responsable souligne que 60% parmi eux ont essayé la procédure légale avant de tenter l’aventure. « 60 personnes parmi nos sondés ont tous formulé des demandes de visa qui se sont soldées par un refus. Donc, la plupart ont tenté de rejoindre l’Europe par voie régulière, mais à cause du durcissement des conditions d’octroi de visas, ils se sont rabattus sur l’aventure aléatoire », dira le colonel Zeghida. Autre indication émanant de ce sondage, 7% des sondés sont à leurs deuxième et troisième tentatives, contre 90% qui sont à leur baptême de la chaloupe de la mort. La wilaya de Annaba se place en pole position des wilayas prisées par les candidats à l’émigration irrégulière avec un nombre de 17 affaires traitées en une année se soldant par l’arrestation de 292 personnes. La capitale de l’Ouest algérien, Oran, arrive en deuxième place avec 28 affaires de harraga traitées ayant abouti à l’arrestation de 273 prétendants. Suivent Mostaganem, Aïn Témouchent, Tlemcen, Chlef, El Tarf, Jijel, Skikda et El Oued. Le mode opératoire utilisé pour regagner l’autre rive de la Méditerranée consiste à rassembler des équipes de 5 à 10 personnes dont l’âge varie entre 18 et 40 ans, y compris des mineurs, appartenant à différents milieux sociaux : chômeurs, étudiants, employés et journaliers, explique le conférencier. Les passeurs organisant cette forme d’émigration procèdent d’abord à l’achat d’embarcations dont le prix varie entre 400 000 DA et 800 000 DA, puis s’équipent de jerricans de carburant, de boussoles, de gilets de sauvetage et d’appareils GPS. La traversée se fait généralement de nuit en vue d’atteindre les côtes européennes les plus proches du point de départ, à savoir l’Espagne ou l’Italie. A noter que les femmes sont de moins en moins tentées par cette aventure. Elles étaient 7 à s’embarquer dans les chaloupes en 2006, elles ont été seulement 4 à le faire en 2007. A l’image de l’émigration irrégulière, l’immigration clandestine a, elle aussi, connu une hausse du nombre de personnes arrêtées de différentes nationalités. Les services de la gendarmerie ont arrêté durant l’année écoulée 6988 clandestins, enregistrant une hausse de 13% par rapport au bilan de l’année 2006.

Nadjia Bouaricha

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23 janvier 2008 at 4:57

Ghazaouet. 14 harraga interceptés au large de Bider

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Suite aux informations communiquées par le poste d’observation des gardes-côtes, faisant état de la présence d’un objet navigant non identifié à environ 1 mile marin au nord de la plage de Bider, le semi-régide 21/5 qui se trouvait dans les parages a intercepté une embarcation pneumatique équipée d’un moteur de marque SUZIKI, d’une puissance de 40 CV, à bord de laquelle se trouvaient 14 candidats à l’immigration clandestine. Ramenés au port, sains et saufs, les passagers clandestins, après avoir subi les examens médicaux qui s’imposent, ont été mis à la disposition de la justice.

O. El. Bachir

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22 janvier 2008 at 5:07

Skikda. 17 harraga débarqués au port

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Dix-sept harraga qui avaient embarqué clandestinement à partir du port d’Alger, il y a plus d’une semaine, ont été débarqués hier au port de Skikda et présentés le soir même à la justice. Selon des sources portuaires, les dix-sept jeunes resquilleurs s’étaient infiltrés dans trois conteneurs qui devaient êtres acheminés à Malte à bord du Fourk, un navire battant pavillon panaméen. Une fois arrivés à Malte, ils ne tarderont pas à se faire débusquer et rapatrier à bord du même navire et regagner le port de Skikda où ils ont été remis aux gardes-côtes.

K. Ouahab

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22 janvier 2008 at 4:39