Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for octobre 2007

CRA : 40 dossiers de harraga et de disparus traités

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Une quarantaine de dossiers concernant les harraga ou les disparus sont à l’étude par les membres de la cellule de recherche des liens familiaux du comité d’Oran du Croissant Rouge Algérien. Ces dossiers figurent parmi les 170 demandes déposées au niveau de cette cellule par les proches ou les familles des disparus. Cette cellule, qui est en coordination avec l’organisme de la Croix Rouge, a indiqué que depuis son installation, elle a pu régler une dizaine de cas de disparition ou liés à l’émigration clandestine. Pour faire face à ce phénomène, le CRA a lancé une formation assurée par des formateurs algériens et suisses au profit de son personnel, afin de l’initier à la prise en charge de ces dossiers et lui apprendre les démarches utiles pour le sauvetage notamment. Cette cellule a formé 1 000 agents à ce jour. D’autre part, Le CRA d’Oran effectue actuellement une large opération en faveur des SDF, en coordination avec la DAS. 20 personnes sont orientées quotidiennement soit à Diar Errahma, à Misserghine, soit à l’Hôpital psychiatrique de Sidi Chahmi.

Rym S.

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28 octobre 2007 at 6:35

27 harraga interceptés hier

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Quelques jours seulement après le discours du président de la République sur l’échec de la politique nationale en direction de la jeunesse, au cours duquel il a stigmatisé les jeunes harraga, les mettant sur un pied d’égalité avec les kamikazes, les candidats à l’émigration clandestine continuent à défier la mer pour rejoindre l’Europe.

Ils sont 27 à avoir échoué dans leur tentative de quitter le pays. Ils ont été interceptés hier à Annaba et El Kala par les gardes-côtes algériens. Ainsi, dans la matinée d’hier, les éléments des gardes-côtes des eaux territoriales de Annaba ont intercepté une embarcation à bord de laquelle ont pris place 15 jeunes harraga. Ils sont venus d’Alger, d’Oran, de Guelma et de Annaba pour tenter de rejoindre les côtes italiennes, notamment l’île de Sardaigne. Agissant sur informations, une unité de la garde maritime est intervenue à 20 miles au nord-est de Ras El Hamra et a réussi à mettre fin à leur « rêve ». Agés entre 17 et 37 ans, ces jeunes ont embarqué la veille à partir de la plage de Seybouse. Il y avait parmi eux plusieurs universitaires et étudiants, qui, sans espoir de bâtir leur avenir en Algérie, ont tenté le risque mortel de l’aventure. Après une visite médicale, ils ont passé la nuit dans les locaux des gardes maritimes pour être présentés, aujourd’hui, devant le procureur près le tribunal de Annaba. Il faut dire que cette dernière est devenue une plaque tournante en matière de harga, où un véritable réseau s’est installé et dont les ramifications s’étalent aux quatre coins du pays. Rappelons que cette interception intervient après plusieurs semaines d’accalmie durant lesquelles les gardes-côtes de Annaba n’en ont enregistré aucune. « C’est suite à un draconien dispositif de sécurité que les tentatives d’émigration clandestine ont connu une baisse sensible », dira M. Cheriak, officier supérieur de la marine de Annaba. Par ailleurs, douze personnes âgées entre 25 et 42 ans ont été interceptées par les gardes-côtes d’El Kala vendredi à 3h à cap Rosa, 25 km à l’ouest d’El Kala. Les harraga étaient à bord d’une embarcation à fond plat d’à peine 4 m propulsée par un moteur hors-bord. Ils avaient quitté Chapuis (la plage de Rizi Amor d’Annaba) quelques heures auparavant avec des candidats à l’émigration venant de l’Est mais aussi de la région d’Alger. Les harraga ont été repérés par les gardes-côtes qui leur ont donné la chasse en les rabattant vers le rivage.

M. F. G.

S. S.

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27 octobre 2007 at 5:48

Les Harraga profitent du vide juridique

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Il n’existe, à ce jour, pas de texte de loi en Algérie pour juger les émigrants clandestins. Les harragas, arrêtés par les gardes-côtes, seront vite relâchés par la justice à cause du vide juridique qui caractérise ce genre de situation, nouvelle en Algérie. C’est ce qui a été relevé lors du débat qui a suivi les interventions programmées, mercredi dernier à Annaba , à l’occasion d’une journée d’étude traitant du rapport du parquet avec la police judiciaire. L’insuffisance des capacités d’accueil au niveau du groupement de la façade maritime des gardes-côtes, en cas d’arrestation d’un nombre important de harragas en même temps, a été également soulevé par un intervenant qui a cité, à ce propos, l’exemple de 86 jeunes arrêtés en une seule journée. Le débat a permis aussi d’évoquer certaines contraintes liées à la perquisition, au contrôle d’identité et aux constructions illicites. Cette journée d’étude, qui a été organisée par le ministère de la justice vise, a-t-on souligné, à expliquer le rapport du parquet avec la police judiciaire, pour mieux protéger et préserver les droits de l’Homme et combattre efficacement le crime organisé.

T. G.

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23 octobre 2007 at 6:08

Le phénomène n’est que la partie visible de l’iceberg

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Réflexion d’un spécialiste sur les harraga

Ayant participé à la rencontre-debat organisée récemment par le ministère de la Solidarité sur les jeunes expulsés d’Europe et des harraga, je voudrais apporter une réflexion, fruit de plusieurs années d’expérience en qualité de psychologue et de travailleur social en contact permanent avec une réalité sociale des plus difficiles et dont les premières victimes sont les plus fragiles d’entre eux : les mineurs et les jeunes.

J’ose espérer que cette réflexion suscitera une prise de conscience des pouvoirs publics et de la société civile sur un drame qui se déroule sous nos yeux, dans le silence et l’indifférence générale et qui touche cette frange importante de la population et dont l’aboutissement menace les fondements mêmes de notre société. Psychologue au SOEMO (DAS de Chlef), où depuis des années, dans ma pratique quotidienne, je suis confronté aux problèmes que vivent et subissent nos jeunes. Des jeunes tous porteurs d’une histoire douloureuse et parfois victimes de drames, de violences et de maltraitances. Lors de son intervention, monsieur le ministre remarquera, à juste titre d’ailleurs, que l’émigration clandestine vient se greffer à d’autres maux et fléaux que vit notre jeunesse. Cela est, malhureusement, la triste réalité. L’emigration clandestine n’est que la partie visible de l’iceberg. Parce qu’elle touche les pays du pourtour méditerranéen, elle est plus médiatisée et par conséquent, elle devient de fait un problème politique. Le malaise de nos jeunes est plus profond, malaise qui ne cesse de s’amplifier et pour lequel une intervention d’urgence est nécessaire. Il est temps de réagir. Sans vouloir être pessimiste et encore moins alarmiste, il y a péril en la demeure. Nos jeunes et parfois des enfants vivent des drames, livrés à eux-mêmes, fragilisés, devenant ainsi la cible de mains criminelles qui vont les récupérer pour des dessins inavoués. Sans repères et modèles identificatoires, nombre de ces jeunes sont en rupture sociale et familiale- le Professeur et chercheur en sociologie l’a bien souligné dans son intervention- et sont dans l’errance, sans but, sans projet d’avenir et qui ont perdu ou parfois coupé à raison ou à tort tous les liens, aussi bien familiaux que sociaux, et versent peu à peu dans la criminalité. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes basculent et passent à l’acte très facilement : suicide, délinquance, toxicomanie, violence, prostitution, harraga, et. Des jeunes qui ne fonctionnent que dans la violence et ne tolèrent aucune contrainte, ni frustration, et encore moins une autorité qu’elle soit familiale ou sociale. De plus en plus de jeunes s’adonnent à la toxicomanie au vu et au su de tout le monde. Des jeunes qui se droguent au cannabis et aux psychotropes, qui se shootent ou sniffent de la colle et autres solvants, font partie de notre quotidien et décor et ce, dans l’indifférence générale, pour fuir cette réalité dont ils se sentent exclus, marginalisés et qui leur est insupportable. D’autres, hélas, choisissent le suicide, ils sont de plus en plus jeunes à emprunter parfois des moyens violents (acide, feu), exprimant ainsi l’intensité de leur désespoir. Le travail de proximité que nous effectuons auprès de ces jeunes en difficultés, aussi bien dans nos consultations que dans les différents établissements éducatifs où nous intervenons, fait apparaître que ces jeunes sont la majorité des cas issus de familles vivant dans la précarité où la violence est le seul mode de communication. Familles où le père est beaucoup plus préoccupé par la « survie alimentaire » de ses enfants que de leur éducation. Des enfants qui sont encouragés, contraints et poussés par leurs parents à aller travailler pour les aider à subvenir aux besoins de la famille et qui sont souvent victimes de maltraitances et de violences au cas où ils reviennent les mains vides. Ainsi, ces enfants évoluant dans un tel environnement familial, censé être affectueux et protecteur alors qu’il est stressant et hostile, ne font que reproduire cette violence dont ils sont victimes. Violence d’une ampleur inquiétante et incroyable et que l’on retrouve à tous les niveaux, dans la famille, à l’école, dans la rue, dans les stades, etc.

Absence d’encadrement

Mêmes les parents n’arrivent plus à contrôler leurs enfants et encore moins les enseignants qui sont maltraités et parfois battus par leurs propres élèves !!! Devant l’absence d’encadrement, ces enfants et ces adolescents sont livrés à eux-mêmes, s’accaparent la rue et les lieux publics où ils vont imposer leurs lois et leur diktat et s’attaquent ainsi –surtout après les sorties des stades – à tous les symboles étatiques et biens privés par des actes de vandalisme et de destruction. Il ne se passe pas ainsi un jour où la presse ne nous relate ces manifestations de violence que traverse notre pays et qui sont l’œuvre de jeunes et ce, parfois pour des raisons futiles et absurdes. Pour les spécialistes et travailleurs sociaux, ces comportements sont beaucoup plus réactionnels et reflètent ainsi le profond malaise qui ronge nos enfants et nos jeunes et qui risque, comme un certain octobre 88, de créer un tsunami dont on oserait même pas imaginer les conséquences. Il est temps, voire même urgent, que ce genre de rencontres, initiées par le ministère de la Solidarité, se multiplient, associant les différents partenaires en charge de la jeunesse, en y invitant les universitaires et autres spécialistes à même de nous expliquer ces comportements pour mieux les appréhender et apporter les solutions et les remèdes adéquats, et arrêter quelque part d’imputer nos échecs et nos faillites aux autres. Combien de fois n’a-t-on pas entendu dire que c’est la faute des parents qui font preuve de laxisme dans l’éducation de leurs enfants, ou bien c’est l’école qui a failli dans sa mission, etc. ? Car il est impensable, pour ne pas dire inadmissible, que tous les moyens, aussi bien humains que matériels, que les pouvoirs publics ont mis en place à travers toute une série de dispositifs et de mécanismes d’aide et d’assistance à l’endroit de ces jeunes, aboutissent à un constat d’échec. Nous sommes tous responsables et tous concernés par cette situation qui nécessite une prise en charge urgente où les décideurs et politiques se doivent de déterminer et intervenir en mettant en place une sorte de plan Marshall, avant qu’un autre raz de marée, exprimant le ras-le-bol d’une jeunesse exaspérée et désespérée, ne vienne tout balayer.

L’auteur est Psychologue au SOEMO-Direction de l’action sociale de Chlef.

Aït Sâada Mâamar

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15 octobre 2007 at 5:19

Un cadavre de harraga repêché à Annaba

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Hier tôt le matin, un cadavre en état de décomposition avancée a été découvert au nord du littoral de la corniche annabie.

Alertés, les garde-côtes ont repêché le corps qu’ils ont transféré à la morgue du centre hospitalo-universitaire (CHU) Ibn Rochd. Tout porte à croire que le cadavre, non encore identifié, serait celui d’un harraga, eu égard aux multiples tentatives d’émigration clandestine enregistrées depuis décembre 2006 à partir des côtes de Annaba. Selon un décompte non officiel effectué par des familles de harraga, le nombre des disparus est estimé à 29. Par ailleurs, une enquête a été ouverte par les services compétents pour déterminer les causes exactes de ce décès.

M. F. G.

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11 octobre 2007 at 6:06

Aïn Témouchent : 9 harraga arrêtés

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Hier, 9 harraga ont été arrêtés par les gardes-côtes de Bouzedjar, à 12 miles (19 km) du littoral, à 4 h du matin. Ces émigrants clandestins étaient partis de la plage de Madagh 1, vers 1h du matin. 7 d’entre eux sont d’Oran, 1 est de Sétif et le dernier de Aïn Témouchent, tous voyageant sur une petite embarcation.

M. Kali

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7 octobre 2007 at 6:38

Jijel : 16 harraga secourus

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C’est d’une mort certaine que 16 harraga ont été sauvés hier au large de la côte-est de la wilaya de Jijel.

En effet, peu avant minuit ce mardi, les services des gardes-côtes ont reçu l’information de la part, semble-t-il, d’un navire de passage — faisant de la présence à 20 miles de la côte — d’une embarcation qui prenait de l’eau avec 16 personnes à bord. L’intervention des services des gardes-côtes a permis de sauver in extremis les harraga dont l’âge va de 15 à 50 ans. A l’arrivée des sauveteurs, vers 1h hier, les naufragés épuisés par cette mésaventure et par quatre journées passées sans avoir rien mis sous la dent ne devaient leur survie qu’en s’accrochant aux seules parties de l’embarcation encore proche de la surface. Les rescapés de ce voyage ont été débarqués au port de Djen Djen et ont bénéficié des soins nécessaires. Seule une personne, très affaiblie, a été admise à l’hôpital de Tahir. Selon des informations recueillies, les harraga ont pris la mer depuis Annaba pour se diriger vers la Sardaigne, en Italie. Les mauvais tours de la mer et les courants ont fait que leur embarcation dérive pour atteindre la côte jijélienne. Par ailleurs et selon la cellule de communication de la sûreté de wilaya, la brigade de la BMPJ de Chatt, dans la daïra de Ben M’hidi, la commune qui a les plus longues plages la wilaya d’El Tarf, a intercepté dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre un camion se dirigeant vers la plage avec sur sa benne deux embarcations et 9 personnes âgées entre 22 et 38 ans. Les embarcations ont été saisies – pour quelle infraction s’interroge-t-on – sur ordre du procureur de Dréan et les personnes arrêtées remises en liberté.

F. S.

S. S.

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4 octobre 2007 at 6:14