Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Des harraga qui jouent avec la mort

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Une rencontre de sensibilisation avec les jeunes a eu lieu hier, à la salle de conférences de l’organisation nationale des associations pour la sauvegarde de la jeunesse sur le phénomène de l’immigration clandestine.

M. Abidat, président de cette association, a tenté d’analyser ce phénomène social. « Il y a danger. Les jeunes utilisent trois jargons harraga, el hadda et enaf. Il y a une différence entre l’immigration des années 1980 et celle d’aujourd’hui. Les jeunes préparaient la fuite avec la complicité d’un matelot à bord d’un bateau de transport de marchandises. Une traversée coûtait 30 millions. Aujourd’hui, ils jouent avec la mort. » Il cite des chiffres : 42 cadavres ont été repêchés du 1er janvier au 30 octobre 2006, et 377 Algériens ont été sauvés par les garde-côtes. Tout a commencé lorsque deux jeunes, entre 18 et 20 ans, de Aïn Témouchent ont tenté l’aventure avec une embarcation et atteint Alméria (Espagne). Ils ont téléphoné à leur famille pour leur faire part de leur exploit. Depuis, très nombreux sont ceux qui rêvent de connaître la même réussite. Parmi les facteurs motivants, il cite la réussite de la tentative, ce genre d’initiative est perçu comme « un acte de bravoure qui crée chez les jeunes un climat de confiance pour vaincre la peur. Cette aventure est même encouragée par certains parents irresponsables. Ces jeunes ne veulent pas rester, mais revenir au pays avec une voiture et de l’argent ». Alger est « verrouillée » alors ils partent des plages distantes d’Almeria de 100 km grâce à un réseau qui a su créer une sorte de « micro-activité ». Ce sont des pêcheurs qui se transforment en passeurs. Ils réclament entre 10 et 15 millions pour leur céder une embarcation souvent vétuste. Le profil des harraga est identique : des jeunes âgés de 18 à 35 ans, dont les motivations sont de fuir la misère et le chômage qui leur collent à la peau, voire un certain mal-être social, à la recherche d’une qualité de vie meilleure. M. Abidat souligne que « la solution passe par une amélioration des conditions de vie, l’éducation, la prévention, l’orientation, le conseil et le soutien ».

Kamel Benelkadi

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Written by elharraga

6 février 2007 à 5:49

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