Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for novembre 2006

Rassemblement des familles des harraga devant la wilaya

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Une vingtaine de personnes, représentant les familles des 8 harraga expulsés la semaine dernière d’Espagne, se sont rassemblées devant la wilaya. Elles contestent la sentence de 2 mois de prison ferme prononcée par la justice contre leurs enfants et interpellent le wali pour que cette sentence soit révisée. Déplacement vain puisque ces familles ne trouveront pas écho à leurs cris. « Nos garçons ne sont pas des criminels, ce sont des jeunes qui aspirent à une vie meilleure et n’ont eu d’autre moyens que de tenter de parvenir clandestinement outre mer. » Le rassemblement de ces protestataires a duré quelques heures, avant qu’ils soient dispersés par les forces de l’ordre public. A signaler que le verdict de deux mois de prison ferme a été prononcé contre ces harraga car ils étaient accusés d’émigration clandestine et de fausses déclarations.

M. B.

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Written by elharraga

27 novembre 2006 at 6:12

Procès de 65 harraga à Aïn El Turck

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Deux mois de prison ferme et 5000 DA d’amende
Le tribunal de Aïn El Turck a condamné, lors de son audience d’hier, 65 harraga, dont un sujet marocain, à deux mois de prison ferme et 5000 DA d’amende pour le grief de tentative d’embarquement illicite en vue d’immigration clandestine vers l’Espagne.

La seule relaxe prononcée a été au bénéfice d’un mineur. La loi 545, article 23 du code maritime a été appliquée dans ce procès. Tel un couperet, le verdict est tombé en milieu d’après-midi, provoquant la consternation des dizaines de parents des jeunes harraga ou de leurs proches venus suivre le procès. En effet, si le déroulement de l’audience s’est fait dans la sérénité totale, d’un côté comme de l’autre, l’annonce du verdict, en somme prévisible, a bouleversé les nombreuses mères de famille qui ont crié à l’injustice. Ceci étant, après l’organisation de la défense, puisque des avocats se sont constitués bénévolement partie défenderesse, commença alors l’audition du premier mis en cause. Agé de 20 ans, celui-ci expliquera qu’il avait remis 10 millions de centimes pour effectuer la traversée. Il indiquera qu’après avoir « réglé les formalités d’embarquement », il prit place au fond de la cale d’un palangrier d’environ 10 m, en compagnie d’autres passagers ; suite à quoi commencera alors le périple, dont le coup de starter a été donné à minuit, durant la nuit de samedi à dimanche 11/12 novembre 2006, à partir de la plage de Cap Falcon, se doutant qu’ils devaient être 65 personnes à embarquer sur cette même chaloupe. A noter, toutefois, qu’en raison certainement du nombre élevé des mis en cause, la cour se limitera à l’audition de quelques-uns d’entre eux seulement, mais ceci n’empêchera pas d’autres d’intervenir calmement pour apporter des éclaircissements ou infirmer un élément d’information. Certains expliqueront leur geste par « la malvie et l’absence de perspectives », « un geste de désespoir », diront d’autres. Le sujet marocain, inculpé dans cette affaire, avouera « avoir été orienté à partir de Casablanca, au Maroc, son pays d’origine. J’ai été recommandé par des amis marocains à des personnes habitant le quartier d’Es Seddikia à Oran ». Deux témoins, en l’occurrence le mineur relaxé et le transporteur qui avait assuré l’acheminement des harraga du point de départ Sidi Lahouari vers un hôtel de Aïn El Turck, appelés à la barre, seront remis en liberté après leur placement sous contrôle judiciaire. A propos du groupe d’Es Seddikia, apparemment le premier maillon de la chaîne, nous apprenons que quatre de ses membres sont sous mandat de dépôt et que leur dossier fait l’objet d’une instruction à part. En revanche, deux autres personnages clés sont activement recherchés par les services de sécurité, à savoir le propriétaire de la barque et le gérant du camping de Clairefontaine, sis à Aïn El Turck, considérés comme les « cerveaux » de l’opération. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public s’étalera longuement sur le phénomène de l’immigration clandestine pour dire que « la justice se trouve face à une des plus importantes affaires d’immigration clandestine qu’a connue l’Ouest algérien ». Et d’ajouter : « Il ne peut s’agir que d’un réseau bien organisé et sans scrupule. » Rappelant les circonstances de l’interception des harraga par les éléments de la Marine nationale au large de Béni Saf, et s’appuyant sur la loi 545, article 23 du code maritime, il requerra 6 mois de prison ferme et 5000 DA d’amende pour chaque mis en cause. L’entrée en action de la défense ne dissuadera pas pour autant la cour à accorder les circonstances atténuantes aux mis en cause, telles qu’acclamées par les sept avocats qui se sont succédé pour la défense des jeunes harraga. « Malaise, désespoir, absence de perspectives, échecs scolaires, etc. », tels sont les termes qui ont constitué les arguments de la défense. Un avocat comparera le phénomène à celui des boat people des années 1970 vécu au large des côtes cubaines et asiatiques.

Karim Bennacef

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21 novembre 2006 at 5:35

Le procès des 63 harraga prévu pour dimanche

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Les 63 harraga secourus au large d’Oran par les gardes côtes, dimanche dernier ont été placés sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal de Aïn El Türck pour le chef d’inculpation d’immigration clandestine. La date de leur procès a été arrêtée pour demain, dimanche. Cette mise en détention n’a pas été du goût des parents qui ont déploré le fait que leurs enfants soient traités comme des criminels alors qu’ils n’ont fait que tenter de fuir une vie misérable sans aucune possibilité d’y avoir un avenir meilleur.

M. B.

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18 novembre 2006 at 5:28

Cinq harraga rapatriés

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Cinq jeunes harraga, âgés entre 22 et 30 ans, trois d’entre eux sont originaires d’Oran, un de Béni Saf et le dernier de Tiaret ont été rapatriés avant-hier et ont débarqué au port d’Oran. En effet, les cinq jeunes, après avoir réussi leur traversée clandestine pour atteindre les côtes espagnoles, ont vite fait de déchanter et se sont rendu compte que l’autre rive de la Méditerranée n’est pas l’eldorado tant rêvé. D’ailleurs, il y a deux mois, une vingtaine de jeunes ont fait la même démarche pour demander avec insistance leur rapatriement en Algérie, car les conditions de vie à Almeria n’étaient pas vraiment ce qu’ils avaient projeté et planifié des mois durant.

A. S. A.

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12 novembre 2006 at 5:57