Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Archive for septembre 2004

MINEURS HARRAGA

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Sept cas signalés pour investigation

Il est relevé près de 1500 mineurs âgés entre 11 et 18 ans ayant quitté clandestinement le pays à l’insu de leur famille. En juin dernier, l’Association nationale de soutien à l’enfance en difficulté et en institution (Ansedi) et l’Association jeunes errants (AJE) une association française basée à Marseille signent une convention de partenariat relative aux mineurs.

Des mineurs ayant quitté clandestinement le pays pour l’étranger (harraga) où il se retrouvent dans leur majorité en situation d’errance. Jusque-là, l’AJE a signalé à l’Ansedi 7 cas pour investigation. C’est ce que relève Mme F. Z. Karadja, présidente de l’Ansedi, contactée à ce sujet. « Nous avons lancé sur ces 7 cas des investigations. Pour quatre d’entre eux, nous avons retrouvé leur famille, lesquelles ont signalé aux services de la police leur disparition, mais elles ne savent pas que ces enfants ont quitté le pays. Pour les 3 restants, les familles que nous avons touchées nient qu’ils sont leurs enfants. Nous les comprenons, elles ont peur d’être poursuivies en justice. Nous ne cherchons qu’à renouer les liens entre ces enfants ayant quitté le pays clandestinement et leurs parents, à commencer par leur dire que leurs enfants sont vivants et bien pris en charge. Nous avons désigné un responsable pour superviser les enquêtes menées par des éléments de notre association qui se déplacent dans les différentes wilayas du pays », explique la même responsable. Et de poursuivre : « L’investigation demande du temps, vu que des mineurs repérés donnent de fausses informations sur leur identité et leur nationalité. Car, ils ont peur d’être renvoyés chez eux. » Rappelons que dans cette convention, signée en juin dernier entre les deux associations, selon la même voix, il est indiqué que l’AJE « viendra en aide à ces mineurs en les prenant en charge dans les structures de protection de l’enfance, où ils bénéficieront de soins et seront initiés à un métier ». De son côté, l’Ansedi « lancera des enquêtes pour identifier les familles concernées et leur donner des nouvelles sur leurs enfants. Ce qui permet de renouer les liens entre la famille et l’enfant ». Cela dit, il ne relève pas de la mission de l’Ansedi de rapatrier ces mineurs. En parallèle, les deux associations, selon la même responsable, « réfléchissent ensemble à activer avec d’autres partenaires en intégrant dans nos opérations des réseaux euroméditerranéens, à l’exemple du réseau méditerranéen pour les mineurs isolés et aspirons à ce que les institutions concernées des deux pays, comme la justice et la police, collaboreront pour gérer ce problème des mineurs clandestins errants ».

Amnay idir

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Written by elharraga

21 septembre 2004 at 5:12