Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

3072 migrants morts en Méditerranée en 2014

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Plus de 3000 migrants ont péri en Méditerranée depuis janvier 2014, soit plus du double que lors du pic de 2011, année des révoltes arabes, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un récent rapport. Depuis 20 ans, traverser la Méditerranée constitue le périple le plus mortel pour les migrants irréguliers.

Depuis le début de l’année 2014, l’OIM a enregistré en effet la mort de 4077 migrants irréguliers dans le monde, dont les trois quarts — 3072 — en Méditerranée. Depuis l’an 2000, plus de 22 000 migrants ont perdu la vie

Pour la Méditerranée, «2014 est l’année la plus meurtrière», loin devant le pic de 2011, lorsque 1500 décès avaient été enregistrés (en prenant les neuf premiers mois de l’année). La majorité des migrants morts aux portes de l’Europe — par noyade, asphyxie, faim ou froid — étaient originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, selon les statistiques publiées par l’OIM.

Rédaction internationale

Elwatan du 12.02.15

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13 février 2015 at 6:07

Plus de 300 migrants portés disparus en méditerranée : Les damnés de la mer

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Originaires d’Afrique de l’Ouest francophone, accompagnés de femmes et d’enfants, 400 candidats à l’immigration illégale ont été entassés sur trois (quatre selon les survivants) embarcations pneumatiques et envoyés à la mort par des passeurs sans scrupules et avides de gain.

Partis des côtes libyennes samedi, après avoir payé chacun 650 euros, près de 400 réfugiés africains ont, malgré les conditions météorologiques très mauvaises, pris la mer à destination de l’île sicilienne de Lampedusa. La protestation de certains d’entre eux, inquiets des conséquences du mauvais temps, a été inutile face aux passeurs armés.

Les passagers venaient pour la plupart du Mali et de Côte d’Ivoire et espéraient un avenir meilleur pour eux et leurs familles, mais leur rêve n’aura duré que quelques heures. La première embarcation a chaviré à 100 miles de l’île de Lampedusa, près du canal de Sicile. Les secours menés par les vedettes de la Marine italienne, lundi soir, ont pu sauver 76 personnes, alors que sept corps ont été découverts à bord ; 22 autres passagers sont morts de froid durant leur transport vers les hôpitaux. Les 29 cadavres ont été répartis entre les cimetières de 20 communes de Sicile.

Les recherches menées par l’armée italienne se poursuivent pour repérer la quatrième embarcation dont parlent les naufragés et pour repêcher les corps des autres naufragés qui manquent encore à l’appel.

Drames récurrents

Le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Carlotta Sami, a rapporté qu’en réalité il y avait quatre embarcations, selon le récit des survivants, qui ont rapporté que 460 immigrés étaient partis samedi en direction des côtes de l’Europe.

Les organisations de défense des droits de l’homme et certains partis politiques de gauche italiens accusent le gouvernement de Matteo Renzi d’être moralement responsable de ces tragédies. On lui reproche d’avoir mis fin, pour réduire le coût de ces opérations de contrôle des flux migratoires via la mer, à la mission Mare Nostrum qui permettait de sauver des vies en vertu des conventions internationales qui obligent à prêter secours aux personnes en difficulté et jugent dérisoire le nouveau plan de substitution, dénommé Triton, placé sous l’égide de Frontex, l’agence européenne pour le contrôle des frontières.

En 2014, plus de 3400 réfugiés ont péri en Méditerranée. Le commissaire européen à l’immigration, le Grec Dimitris Avramopoulos, demande à l’Union européenne de mettre en place davantage de moyens pour venir en aide à ces damnés de la mer. «Chaque vie perdue est une de trop !» dénonce celui qui, dès sa nomination, avait averti : «La meilleure stratégie pour lutter contre l’immigration illégale est de poser un cadre légal de gestion des flux migratoires et non de construire ‘‘une Europe forteresse’’.»

Nacéra Benali

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13 février 2015 at 6:05

Quelque 500 migrants disparus à la suite d’un naufrage près de Malte

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Quelque 500 migrants sont portés disparus suite au naufrage de leur embarcation la semaine dernière près de Malte, en Méditerranée, a annoncé lundi l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Deux Palestiniens repêchés jeudi près de Malte par un porte-conteneurs panaméen (bien: panaméen) ont rapporté qu’il y avait environ 500 personnes à bord, a indiqué l’OIM.

Selon le récit de ces deux Palestiniens originaires de la bande de Ghaza, les passeurs ont plusieurs fois obligé les clandestins à changer d’embarcation et mercredi, ils leur ont demandé de sauter sur un bateau plus petit et apparemment plus précaire.

Quand les passagers se sont rebellés, les passeurs, qui se trouvaient sur un autre bateau, ont embouti la poupe de l’embarcation des migrants, qui a coulé, d’après les deux Palestiniens.

Déposés samedi par le porte-conteneurs à Pozzallo, dans le sud de la Sicile, les deux jeunes hommes, interrogés séparément, ont raconté être partis de Damietta, en Egypte, avec environ 500 autres personnes – Syriens, Palestiniens, Egyptiens et Soudanais.

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête, mais si ces informations sont confirmées, « il s’agirait du naufrage le plus grave de ces dernières années », d’autant plus qu’il ne s’agirait pas d’un accident mais d’un « homicide de masse », a dénoncé l’organisation.

« Neuf autres survivants ont été secourus par des navires grecs ou maltais, mais il semble que tous les autres aient péri », a déclaré Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’OIM en Italie, cité par l’AFP.

AFP

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15 septembre 2014 at 8:49

Emigration clandestine : Plus de 60 harraga interceptés en moins d’une semaine

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En l’espace de quatre jours, pas moins de quatre tentatives d’émigration clandestine ont été déjouées à Annaba, grâce à la vigilance des garde-côtes de la station maritime principale de la même wilaya. Le premier groupe, une dizaine, avait choisi, il y a tout juste une semaine (dimanche dernier), de lever l’ancre depuis la plage de Oued Bakrat (commune de Seraïdi) avant d’être intercepté et arrêté par les éléments du groupement de ce corps constitué.

Le lendemain, dans la nuit, le même scénario s’était répété : 10 autres jeunes, âgés entre 20 et 35 ans dont un handicapé moteur, avaient décidé de mettre le cap sur l’île de la Sardaigne (Italie). Ils ont appareillé de la plage Rizzi Ameur (ex-Chapuis) à bord d’une embarcation artisanale de 7 m. Après une courte course-poursuite, le groupe d’aventuriers qui était déterminés à poursuivre, au péril de leur vie, l’expédition vers l’île de rêve, fut intercepté à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra puis reconduit au port de Annaba.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une autre embarcation à bord de laquelle avaient pris place quatorze jeunes, âgés entre 21 et 26 ans, avait été interceptée à 8 miles au nord du cap de Garde (Ras El Hamra). Ces jeunes, issus de la cité populaire Safsaf, s’étaient donné rendez-vous à la plage de Oued Bakrat, où ils ont embarqué. Vers 2h, jeudi, deux groupes, une trentaine de «brûleurs de frontières», comme on les désigne du côté nord de la Méditerranée, avaient tenté la même aventure à bord de deux embarcations de fortune.

La première où se trouvaient 14 jeunes, la vingtaine à peine entamée, avait pris le départ de la plage de Rizzi Ameur et a été arraisonnée à plus d’une dizaine de miles de Ras El Hamra. La seconde où s’étaient entassés 16 harraga, âgés entre 20 et 24 ans, avait pris le large depuis Oued Bakrat. Les deux embarcations avaient été interceptées lors d’une patrouille des garde-côtes qui, faut-il le reconnaître, sont loin d’avoir chômé ces derniers temps : plus de 60 harraga pris dans leurs filets en une semaine.

A l’ouest du pays, leurs collègues des forces navales ont, pour leur part, réussi à sauver d’une mort certaine 19 autres harraga, et ce, lors de deux interventions menées jeudi et vendredi derniers : 7 au large de Mostaganem, 5 autres sont portés disparus – les recherches les concernant se poursuivent toujours – et 12 au large du cap de Figalo à Beni Saf (wilaya de Aïn Temouchent). Le combat contre l’émigration clandestine continue.
Naima Benouaret

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31 août 2014 at 12:21

Annaba : une autre vague de harraga interceptée

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Deux embarcations de fortune, avec à leur bord 30 jeunes gens âgés de 20 à 24 ans, ont été interceptées à 15 miles au nord-est de Ras El Hamra, vers 2h hier jeudi.

Selon une source autorisée, les éléments des garde-côtes du GTGC d’Annaba ont arraisonné sans résistance les candidats à l’immigration clandestine, partis de la plage de Rizi Amor (ex-Chapuis) et celle de Aïn Begrat. Cela porte à 54 le nombre de harraga arrêtés ces trois derniers jours : 14 dans la nuit de vendredi à samedi, 10 dans la nuit de lundi à mardi, et 30 dans la nuit de mercredi à jeudi. Y en a-t-il qui seraient arrivés malgré tout à passer au travers du filet tendu par les garde-côtes ?

C’est peu probable, nous affirment nos interlocuteurs. La «harga» semble avoir repris de nouveau à la faveur de conditions météo favorables pour atteindre les côtes de la Sardaigne et, selon des harraga qui envisagent de tenter de nouveau l’aventure, les autorités italiennes seraient moins regardantes avec les clandestins depuis les drames qui se sont produits au large de l’île de Lampedusa et dont le dernier date de ce mois d’août avec la découverte d’une embarcation à la dérive avec 73 survivants et 14 cadavres.
Slim Sadki

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29 août 2014 at 12:23

Les harraga refont parler d’eux à Annaba

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Après une curieuse accalmie d’environ trois années, le phénomène des harraga a refait surface. En effet, dans la nuit de lundi à mardi, à 3h, les éléments du groupement des gardes-côtes de la station maritime principale de Annaba ont réussi à mettre en échec une tentative d’immigration clandestine.

Ils sont intervenus à la suite d’un appel téléphonique émanant, quelque temps auparavant, d’un parent de l’un des harraga, selon lequel un groupe de jeunes se préparait à appareiller depuis de la plage Rizzi Ameur (Chapuis) pour rejoindre l’île de la Sardaigne (Italie). Les opérations de recherches ont aussitôt été entamées à travers le balayage de toute la façade maritime par des unités semi-rigides 360 et 344.

Ces recherches ont abouti à l’interception, à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra, d’une embarcation artisanale de 7 m à bord de laquelle ont pris place les 10 harraga. Les gardes-côtes ont été surpris par la présence d’un handicapé parmi le groupe d’aventuriers, âgés entre 22 et 35 ans et tous originaires de Annaba. Visiblement déterminés à aller jusqu’au bout de leur rêve sarde, ils ont tenté de résister aux sommations des garde-côtes et une course-poursuite s’en est alors suivie.

Quelques instants après, le groupe a été arrêté et ramené à terre et l’embarcation ainsi que les équipements et vivres s’y trouvant saisis. Après avoir été soumis aux formalités d’usage dans ce type d’arrestation (auditions et visite médicale), ils ont été présentés hier, tour à tour, au procureur de la République près le tribunal de Annaba. Ils devront comparaître en citation directe dans les tout prochains jours.

Ces 10 harraga devraient être jugés conformément aux dispositions prévues dans la loi n° 09-01 du 25 février 2009, en vigueur depuis 8 mars de la même année. Dans son article 175, elle stipule en substance que «l’acte de quitter le territoire national hors des lieux de postes frontaliers et de passage rend son auteur passible d’une condamnation à une peine de prison allant de deux à six mois assortie d’une amende de 20 000 à 60 0000 DA».
Naima Benouaret

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27 août 2014 at 12:24

11 harraga interceptés au large de Bousfer

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Retour du beau temps et par le fait même, retour des tentatives de traversée clandestine de la Méditerranée.

Hier, 11 personnes, dont un mineur, ont échoué dans leur tentative de prendre le large vers les côtes européennes. Ils ont été interceptés à quelques miles de la plage de Bousfer par les gardes-côtes dans la nuit du dimanche à lundi dernier. Ils se trouvaient à bord d’une embarcation pneumatique dotée d’un moteur de 40 chevaux.

Conduits au port, ils ont été par la suite transférés à la brigade de gendarmerie d’El Ançor. Les harraga ont confié qu’ils ont payé chacun leur place entre 6 à 9 millions et qu’ils espéraient tous une vie meilleure outre-mer. Originaires de la wilaya d’Oran, ces jeunes sont âgés entre 17 et 35 ans.Une enquête a été ouverte par les gendarmes pour déterminer l’identité du passeur et de l’organisation de cette traversée clandestine avortée.

H. Bali

Written by elharraga

14 mai 2014 at 12:27

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