Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Un échec de l’humanité

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Oui, un échec monumental de l’humanité …

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Written by elharraga

9 février 2016 at 8:42

les migrations maritimes en chiffres

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300 000 personnes ont traversé la Méditerranée depuis janvier 2015, selon le HCR.

219 000 ont tenté de rejoindre la rive nord de la Méditerranée au cours de l’année 2014.

Si l’Italie accueille un nombre important de migrants (110 000 en 2015), c’est la Grèce qui constitue la première destination des migrants dans le pourtour méditerranéen avec 200 000 candidats à l’exil.

2500 migrants au moins ont péri en mer ou sont portés disparus en 2015, selon le HCR.
3500 personnes au moins ont trouvé la mort en Méditerranée ou étaient portées disparues en 2014.

Le drame des migrants disparus en mer va crescendo avec toujours plus de naufrages d’embarcations de fortune, notamment au large des côtes libyennes.

Le drame le plus meurtrier enregistré en 2015 est celui du 19 avril lorsqu’un chalutier transportant des centaines de harraga a chaviré en haute mer, faisant 800 morts.

Le dernier naufrage enregistré remonte au 27 août dernier lorsqu’un bateau avec 400 migrants à bord a fait naufrage au large de la ville de Zouara (160 km à l’ouest de Tripoli). Bilan : 111 morts et 200 disparus.

Le 26 août, une autre embarcation, avec une soixantaine de personnes à bord, a fait naufrage au large des côtes libyennes. 51 personnes sont mortes par suffocation dans la cale du bateau.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2267 personnes ont trouvé la mort en 2015, en empruntant l’«itinéraire central» reliant l’Afrique du Nord à l’Italie et Malte. 83 autres ont péri en empruntant l’«itinéraire oriental» (de la Turquie vers la Grèce).

L’Espagne est une destination de moins en moins sollicitée par les harraga. Néanmoins, en 2015, 23 personnes ont fait naufrage en tentant de rejoindre la péninsule ibérique depuis les côtes africaines, selon l’OIM.

Mustapha Benfodil

Written by elharraga

30 août 2015 at 12:35

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Arrêtez le massacre en méditerranée !

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watan

Plus de 2500 migrants ont péri en mer en 2015

Le naufrage d’une embarcation de fortune au large des côtes libyennes, jeudi dernier, qui s’est soldé par des dizaines de morts, vient raviver l’actualité migratoire et rappeler, une nouvelle fois, la détresse de centaines de migrants livrés à leur sort, entre traversées périlleuses et frontières inclémentes.

Alors qu’un premier bilan avait recensé 76 morts, voilà qu’un nouveau décompte fourni par le Croissant-Rouge libyen, relayé par l’AFP, fait désormais état de 111 migrants sans vie, repêchés par les secouristes libyens.

Le drame s’est passé au large de la ville de Zouara, à 160 km à l’ouest de Tripoli. Selon le Croissant-Rouge libyen (CRL), le bateau en question transportait quelque 400 migrants dont 198 ont pu être sauvés. «Jusqu’à présent, 111 cadavres ont été repêchés et des dizaines de personnes sont toujours portées disparues», a déclaré à l’AFP le porte-parole du CRL, Mohamed Al Masrati.

Selon Seddik Said, chef des opérations de secours, une autre embarcation, avec 60 migrants à bord, avait fait naufrage le 26 août. Ainsi, il y aurait en tout quelque 500 migrants touchés par ces deux naufrages. Parmi eux, près de 200 sont toujours portés disparus selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR).

Ce nouveau drame, faut-il le souligner, est le plus meurtrier après le terrible naufrage du 19 avril dernier quand un chalutier bondé de harraga avait chaviré au large des côtes libyennes, provoquant la mort de près de 800 personnes.

300 000 personnes ont traversé la Méditerranée en 2015

Selon les derniers chiffres communiqués par le HCR et que l’on peut aisément consulter sur le site officiel de l’organisation onusienne, quelque 300 000 personnes ont traversé la Méditerranée depuis janvier 2015. 200 000 ont rejoint la Grèce tandis que 110 000 autres avaient pour destination l’Italie. Lors d’un point de presse animé vendredi à Genève, la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, a fait savoir que quelque 2500 migrants ont péri en mer depuis le début de l’année 2015.

Ceci sans compter les victimes du dernier naufrage. La porte-parole du HCR a indiqué que les flux migratoires à travers la Méditerranée se sont accrus en 2015 comparativement à 2014 où un total de 219 000 personnes avaient traversé la Méditerranée sur l’ensemble de l’année. Melissa Fleming a précisé, en outre, que «3500 ont péri ou étaient portées disparues en mer durant l’année 2014».

De son côté, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a recensé 2373 personnes qui ont trouvé la mort en mer depuis le début de l’année 2015. 2267 d’entre elles ont emprunté l’«itinéraire central» (Afrique du Nord vers l’Italie et Malte), 83 migrants ont pris l’«itinéraire oriental» (depuis la Turquie vers la Grèce) et 23 d’entre eux l’«itinéraire occidental» (depuis l’Afrique vers l’Espagne, y compris les îles Canaries).

Au moins 200 morts en août

La représentante du HCR a souligné, par ailleurs, que lors du naufrage du 26 août, «51 personnes sont décédées par suffocation au fond de la cale. Selon les survivants, les passeurs demandaient de l’argent aux passagers pour leur permettre de sortir de la cale afin qu’ils puissent respirer». La porte-parole du HCR a également rapporté que le 15 août dernier, les corps de 49 migrants ont été retrouvés sans vie dans la cale d’un autre rafiot. «Ils auraient péri après avoir inhalé des fumées toxiques.» Melissa Fleming a également cité le cas d’un autre naufrage récent : il s’agit d’un « canot pneumatique transportant environ 145 réfugiés et migrants, qui a connu des difficultés lorsque le barreur a effectué une manœuvre ayant quasiment causé le chavirage du bateau».

Selon Mme Fleming, «certaines personnes sont tombées dans la mer et deux hommes ont sauté dans l’eau pour les sauver. Les passagers ont été gagnés par la panique et ils ont commencé à se bousculer.

Peu après, trois femmes ont été écrasées à mort sur le bateau».
Ainsi, pour ne nous en tenir qu’à ce mois d’août, au moins quatre naufrages ont été enregistrés, faisant plus de 200 morts. A cela s’ajoute l’affaire des 71 migrants, vraisemblablement des Syriens, retrouvés dans un camion abandonné au bord d’une autoroute en Autriche, et dont le sort atroce a suscité une vive émotion de par le monde.

Solidarité frileuse

Ces drames à répétition viennent mettre une nouvelle fois sur le tapis la sempiternelle question de la responsabilité de l’Europe, de l’Occident de manière générale, dans ce qui se passe au sud de Frontex, l’agence de surveillance des frontières de l’UE.

Rappelons qu’à la suite de l’hécatombe d’avril dernier, la Commission européenne avait émis quelques mesures au forceps. Parmi celles-ci : la chasse aux passeurs et la destruction pure et simple de leurs bateaux, le renforcement du dispositif Frontex, notamment l’opération «Triton» de surveillance maritime et de sauvetage en mer, la révision et l’harmonisation de la politique du droit d’asile, etc. Pour prompts qu’ils furent à convoquer sommets extraordinaires et réunions de chefs d’Etat et de gouvernement des 28 membres de l’UE, force est de constater que la rive septentrionale de la Méditerranée fait immanquablement preuve de la même frilosité, de la même solidarité timorée, avec une peur manifeste des mots.

La même conception semble dominer l’approche du «problème» : traque des filières de trafic humain, surveillance renforcée des frontières, politique des quotas, droit d’asile a minima, obsession de la sécurité, primauté de l’approche militaire, comme dans le cas de la Hongrie. Sans parler des conditions d’accueil parfois inhumaines. Pourtant, à regarder de plus près la cartographie des flux migratoires, il apparaît très clairement que les parcours des nouveaux migrants sont directement induits par les récents conflits.

Géopolitique du chaos, de Bush à Sarkozy

En effet, qu’ils soient Libyens, Syriens, Palestiniens, Irakiens, Afghans, Soudanais, Erythréens, Somaliens ou Maliens, ces flux migratoires sont tous le produit du chaos provoqué par les interventions en Irak, en Libye, en Syrie, chaos qui a engendré, conséquemment, Daech et consorts.

Rien que pour la Syrie, le HCR a recensé 4 millions de réfugiés. Et ces flux migratoires impliquent des périples toujours plus longs, plus éprouvants, plus coûteux et plus risqués surtout. «Beaucoup des personnes qui arrivent par la mer en Europe du Sud, notamment en Grèce, proviennent de pays touchés par la violence et les conflits, comme la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan», avoue Melissa Fleming, avant d’exhorter l’UE à prendre ses responsabilités : «Le HCR lance un appel à tous les gouvernements concernés à fournir des mécanismes de réponse complète ainsi qu’à agir avec humanité et conformément à leurs obligations internationales. Tous les pays européens et l’UE doivent agir ensemble en réponse à l’urgence croissante en faisant preuve de responsabilité et de solidarité.»

Cependant, dans la communication officielle des chancelleries occidentales, dans les sommets européens et autres conclaves onusiens consacrés à la «crise migratoire» comme on la désigne «là-bas», pas un mot n’est soufflé quand il s’agit de dire clairement que l’Europe, l’Occident sont directement responsables de ces nouvelles zones de conflits, avec leur lot de morts, de déplacés, d’exilés et de déracinés.

Sans parler de la liberté de circulation, droit complètement bafoué, jeté à la mer. Imed Soltani, président de l’association tunisienne La Terre pour Tous, lors d’un entretien qu’il nous a accordé récemment (El Watan du 26 avril 2015), avait eu ce cri d’indignation : «J’ai envie de dire à l’Occident : nous les Tunisiens, nous les Algériens, nous les Africains de manière générale, nous avons le droit de circuler tout autant que vous. Comme vous, vous avez le droit de venir chez nous, nous avons le droit de venir chez vous. La liberté de circuler est un droit garanti pour tous. Mais ces droits dont se gargarise l’Occident s’avèrent un grand mensonge.

Où sont ces droits ? De quelle démocratie parle-t-on ? Il ne se passe pas de jour sans que des gens meurent en Méditerranée et on n’a pas vu le monde bouger d’un cil pour dire ça suffit ! Il faut changer ces politiques-là. Au lieu de cela, on les voit financer les Etats pour se taire, et payer Frontex en milliards plutôt que d’octroyer cet argent aux pays marginalisés pour développer leur économie. Nous, on est contre ce système et on va combattre ce système!»

Mustapha Benfodil

Written by elharraga

30 août 2015 at 12:32

3072 migrants morts en Méditerranée en 2014

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Plus de 3000 migrants ont péri en Méditerranée depuis janvier 2014, soit plus du double que lors du pic de 2011, année des révoltes arabes, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un récent rapport. Depuis 20 ans, traverser la Méditerranée constitue le périple le plus mortel pour les migrants irréguliers.

Depuis le début de l’année 2014, l’OIM a enregistré en effet la mort de 4077 migrants irréguliers dans le monde, dont les trois quarts — 3072 — en Méditerranée. Depuis l’an 2000, plus de 22 000 migrants ont perdu la vie

Pour la Méditerranée, «2014 est l’année la plus meurtrière», loin devant le pic de 2011, lorsque 1500 décès avaient été enregistrés (en prenant les neuf premiers mois de l’année). La majorité des migrants morts aux portes de l’Europe — par noyade, asphyxie, faim ou froid — étaient originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, selon les statistiques publiées par l’OIM.

Rédaction internationale

Elwatan du 12.02.15

Written by elharraga

13 février 2015 at 6:07

Plus de 300 migrants portés disparus en méditerranée : Les damnés de la mer

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Originaires d’Afrique de l’Ouest francophone, accompagnés de femmes et d’enfants, 400 candidats à l’immigration illégale ont été entassés sur trois (quatre selon les survivants) embarcations pneumatiques et envoyés à la mort par des passeurs sans scrupules et avides de gain.

Partis des côtes libyennes samedi, après avoir payé chacun 650 euros, près de 400 réfugiés africains ont, malgré les conditions météorologiques très mauvaises, pris la mer à destination de l’île sicilienne de Lampedusa. La protestation de certains d’entre eux, inquiets des conséquences du mauvais temps, a été inutile face aux passeurs armés.

Les passagers venaient pour la plupart du Mali et de Côte d’Ivoire et espéraient un avenir meilleur pour eux et leurs familles, mais leur rêve n’aura duré que quelques heures. La première embarcation a chaviré à 100 miles de l’île de Lampedusa, près du canal de Sicile. Les secours menés par les vedettes de la Marine italienne, lundi soir, ont pu sauver 76 personnes, alors que sept corps ont été découverts à bord ; 22 autres passagers sont morts de froid durant leur transport vers les hôpitaux. Les 29 cadavres ont été répartis entre les cimetières de 20 communes de Sicile.

Les recherches menées par l’armée italienne se poursuivent pour repérer la quatrième embarcation dont parlent les naufragés et pour repêcher les corps des autres naufragés qui manquent encore à l’appel.

Drames récurrents

Le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Carlotta Sami, a rapporté qu’en réalité il y avait quatre embarcations, selon le récit des survivants, qui ont rapporté que 460 immigrés étaient partis samedi en direction des côtes de l’Europe.

Les organisations de défense des droits de l’homme et certains partis politiques de gauche italiens accusent le gouvernement de Matteo Renzi d’être moralement responsable de ces tragédies. On lui reproche d’avoir mis fin, pour réduire le coût de ces opérations de contrôle des flux migratoires via la mer, à la mission Mare Nostrum qui permettait de sauver des vies en vertu des conventions internationales qui obligent à prêter secours aux personnes en difficulté et jugent dérisoire le nouveau plan de substitution, dénommé Triton, placé sous l’égide de Frontex, l’agence européenne pour le contrôle des frontières.

En 2014, plus de 3400 réfugiés ont péri en Méditerranée. Le commissaire européen à l’immigration, le Grec Dimitris Avramopoulos, demande à l’Union européenne de mettre en place davantage de moyens pour venir en aide à ces damnés de la mer. «Chaque vie perdue est une de trop !» dénonce celui qui, dès sa nomination, avait averti : «La meilleure stratégie pour lutter contre l’immigration illégale est de poser un cadre légal de gestion des flux migratoires et non de construire ‘‘une Europe forteresse’’.»

Nacéra Benali

Written by elharraga

13 février 2015 at 6:05

Quelque 500 migrants disparus à la suite d’un naufrage près de Malte

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Quelque 500 migrants sont portés disparus suite au naufrage de leur embarcation la semaine dernière près de Malte, en Méditerranée, a annoncé lundi l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Deux Palestiniens repêchés jeudi près de Malte par un porte-conteneurs panaméen (bien: panaméen) ont rapporté qu’il y avait environ 500 personnes à bord, a indiqué l’OIM.

Selon le récit de ces deux Palestiniens originaires de la bande de Ghaza, les passeurs ont plusieurs fois obligé les clandestins à changer d’embarcation et mercredi, ils leur ont demandé de sauter sur un bateau plus petit et apparemment plus précaire.

Quand les passagers se sont rebellés, les passeurs, qui se trouvaient sur un autre bateau, ont embouti la poupe de l’embarcation des migrants, qui a coulé, d’après les deux Palestiniens.

Déposés samedi par le porte-conteneurs à Pozzallo, dans le sud de la Sicile, les deux jeunes hommes, interrogés séparément, ont raconté être partis de Damietta, en Egypte, avec environ 500 autres personnes – Syriens, Palestiniens, Egyptiens et Soudanais.

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête, mais si ces informations sont confirmées, « il s’agirait du naufrage le plus grave de ces dernières années », d’autant plus qu’il ne s’agirait pas d’un accident mais d’un « homicide de masse », a dénoncé l’organisation.

« Neuf autres survivants ont été secourus par des navires grecs ou maltais, mais il semble que tous les autres aient péri », a déclaré Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’OIM en Italie, cité par l’AFP.

AFP

Written by elharraga

15 septembre 2014 at 8:49

Emigration clandestine : Plus de 60 harraga interceptés en moins d’une semaine

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En l’espace de quatre jours, pas moins de quatre tentatives d’émigration clandestine ont été déjouées à Annaba, grâce à la vigilance des garde-côtes de la station maritime principale de la même wilaya. Le premier groupe, une dizaine, avait choisi, il y a tout juste une semaine (dimanche dernier), de lever l’ancre depuis la plage de Oued Bakrat (commune de Seraïdi) avant d’être intercepté et arrêté par les éléments du groupement de ce corps constitué.

Le lendemain, dans la nuit, le même scénario s’était répété : 10 autres jeunes, âgés entre 20 et 35 ans dont un handicapé moteur, avaient décidé de mettre le cap sur l’île de la Sardaigne (Italie). Ils ont appareillé de la plage Rizzi Ameur (ex-Chapuis) à bord d’une embarcation artisanale de 7 m. Après une courte course-poursuite, le groupe d’aventuriers qui était déterminés à poursuivre, au péril de leur vie, l’expédition vers l’île de rêve, fut intercepté à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra puis reconduit au port de Annaba.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une autre embarcation à bord de laquelle avaient pris place quatorze jeunes, âgés entre 21 et 26 ans, avait été interceptée à 8 miles au nord du cap de Garde (Ras El Hamra). Ces jeunes, issus de la cité populaire Safsaf, s’étaient donné rendez-vous à la plage de Oued Bakrat, où ils ont embarqué. Vers 2h, jeudi, deux groupes, une trentaine de «brûleurs de frontières», comme on les désigne du côté nord de la Méditerranée, avaient tenté la même aventure à bord de deux embarcations de fortune.

La première où se trouvaient 14 jeunes, la vingtaine à peine entamée, avait pris le départ de la plage de Rizzi Ameur et a été arraisonnée à plus d’une dizaine de miles de Ras El Hamra. La seconde où s’étaient entassés 16 harraga, âgés entre 20 et 24 ans, avait pris le large depuis Oued Bakrat. Les deux embarcations avaient été interceptées lors d’une patrouille des garde-côtes qui, faut-il le reconnaître, sont loin d’avoir chômé ces derniers temps : plus de 60 harraga pris dans leurs filets en une semaine.

A l’ouest du pays, leurs collègues des forces navales ont, pour leur part, réussi à sauver d’une mort certaine 19 autres harraga, et ce, lors de deux interventions menées jeudi et vendredi derniers : 7 au large de Mostaganem, 5 autres sont portés disparus – les recherches les concernant se poursuivent toujours – et 12 au large du cap de Figalo à Beni Saf (wilaya de Aïn Temouchent). Le combat contre l’émigration clandestine continue.
Naima Benouaret

Written by elharraga

31 août 2014 at 12:21

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