Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Quelque 500 migrants disparus à la suite d’un naufrage près de Malte

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Quelque 500 migrants sont portés disparus suite au naufrage de leur embarcation la semaine dernière près de Malte, en Méditerranée, a annoncé lundi l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Deux Palestiniens repêchés jeudi près de Malte par un porte-conteneurs panaméen (bien: panaméen) ont rapporté qu’il y avait environ 500 personnes à bord, a indiqué l’OIM.

Selon le récit de ces deux Palestiniens originaires de la bande de Ghaza, les passeurs ont plusieurs fois obligé les clandestins à changer d’embarcation et mercredi, ils leur ont demandé de sauter sur un bateau plus petit et apparemment plus précaire.

Quand les passagers se sont rebellés, les passeurs, qui se trouvaient sur un autre bateau, ont embouti la poupe de l’embarcation des migrants, qui a coulé, d’après les deux Palestiniens.

Déposés samedi par le porte-conteneurs à Pozzallo, dans le sud de la Sicile, les deux jeunes hommes, interrogés séparément, ont raconté être partis de Damietta, en Egypte, avec environ 500 autres personnes – Syriens, Palestiniens, Egyptiens et Soudanais.

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête, mais si ces informations sont confirmées, "il s’agirait du naufrage le plus grave de ces dernières années", d’autant plus qu’il ne s’agirait pas d’un accident mais d’un "homicide de masse", a dénoncé l’organisation.

"Neuf autres survivants ont été secourus par des navires grecs ou maltais, mais il semble que tous les autres aient péri", a déclaré Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’OIM en Italie, cité par l’AFP.

AFP

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15 septembre 2014 at 8:49

Emigration clandestine : Plus de 60 harraga interceptés en moins d’une semaine

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En l’espace de quatre jours, pas moins de quatre tentatives d’émigration clandestine ont été déjouées à Annaba, grâce à la vigilance des garde-côtes de la station maritime principale de la même wilaya. Le premier groupe, une dizaine, avait choisi, il y a tout juste une semaine (dimanche dernier), de lever l’ancre depuis la plage de Oued Bakrat (commune de Seraïdi) avant d’être intercepté et arrêté par les éléments du groupement de ce corps constitué.

Le lendemain, dans la nuit, le même scénario s’était répété : 10 autres jeunes, âgés entre 20 et 35 ans dont un handicapé moteur, avaient décidé de mettre le cap sur l’île de la Sardaigne (Italie). Ils ont appareillé de la plage Rizzi Ameur (ex-Chapuis) à bord d’une embarcation artisanale de 7 m. Après une courte course-poursuite, le groupe d’aventuriers qui était déterminés à poursuivre, au péril de leur vie, l’expédition vers l’île de rêve, fut intercepté à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra puis reconduit au port de Annaba.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une autre embarcation à bord de laquelle avaient pris place quatorze jeunes, âgés entre 21 et 26 ans, avait été interceptée à 8 miles au nord du cap de Garde (Ras El Hamra). Ces jeunes, issus de la cité populaire Safsaf, s’étaient donné rendez-vous à la plage de Oued Bakrat, où ils ont embarqué. Vers 2h, jeudi, deux groupes, une trentaine de «brûleurs de frontières», comme on les désigne du côté nord de la Méditerranée, avaient tenté la même aventure à bord de deux embarcations de fortune.

La première où se trouvaient 14 jeunes, la vingtaine à peine entamée, avait pris le départ de la plage de Rizzi Ameur et a été arraisonnée à plus d’une dizaine de miles de Ras El Hamra. La seconde où s’étaient entassés 16 harraga, âgés entre 20 et 24 ans, avait pris le large depuis Oued Bakrat. Les deux embarcations avaient été interceptées lors d’une patrouille des garde-côtes qui, faut-il le reconnaître, sont loin d’avoir chômé ces derniers temps : plus de 60 harraga pris dans leurs filets en une semaine.

A l’ouest du pays, leurs collègues des forces navales ont, pour leur part, réussi à sauver d’une mort certaine 19 autres harraga, et ce, lors de deux interventions menées jeudi et vendredi derniers : 7 au large de Mostaganem, 5 autres sont portés disparus – les recherches les concernant se poursuivent toujours – et 12 au large du cap de Figalo à Beni Saf (wilaya de Aïn Temouchent). Le combat contre l’émigration clandestine continue.
Naima Benouaret

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31 août 2014 at 12:21

Annaba : une autre vague de harraga interceptée

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Deux embarcations de fortune, avec à leur bord 30 jeunes gens âgés de 20 à 24 ans, ont été interceptées à 15 miles au nord-est de Ras El Hamra, vers 2h hier jeudi.

Selon une source autorisée, les éléments des garde-côtes du GTGC d’Annaba ont arraisonné sans résistance les candidats à l’immigration clandestine, partis de la plage de Rizi Amor (ex-Chapuis) et celle de Aïn Begrat. Cela porte à 54 le nombre de harraga arrêtés ces trois derniers jours : 14 dans la nuit de vendredi à samedi, 10 dans la nuit de lundi à mardi, et 30 dans la nuit de mercredi à jeudi. Y en a-t-il qui seraient arrivés malgré tout à passer au travers du filet tendu par les garde-côtes ?

C’est peu probable, nous affirment nos interlocuteurs. La «harga» semble avoir repris de nouveau à la faveur de conditions météo favorables pour atteindre les côtes de la Sardaigne et, selon des harraga qui envisagent de tenter de nouveau l’aventure, les autorités italiennes seraient moins regardantes avec les clandestins depuis les drames qui se sont produits au large de l’île de Lampedusa et dont le dernier date de ce mois d’août avec la découverte d’une embarcation à la dérive avec 73 survivants et 14 cadavres.
Slim Sadki

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29 août 2014 at 12:23

Les harraga refont parler d’eux à Annaba

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Après une curieuse accalmie d’environ trois années, le phénomène des harraga a refait surface. En effet, dans la nuit de lundi à mardi, à 3h, les éléments du groupement des gardes-côtes de la station maritime principale de Annaba ont réussi à mettre en échec une tentative d’immigration clandestine.

Ils sont intervenus à la suite d’un appel téléphonique émanant, quelque temps auparavant, d’un parent de l’un des harraga, selon lequel un groupe de jeunes se préparait à appareiller depuis de la plage Rizzi Ameur (Chapuis) pour rejoindre l’île de la Sardaigne (Italie). Les opérations de recherches ont aussitôt été entamées à travers le balayage de toute la façade maritime par des unités semi-rigides 360 et 344.

Ces recherches ont abouti à l’interception, à 10 miles au nord-est de la plage Ras El Hamra, d’une embarcation artisanale de 7 m à bord de laquelle ont pris place les 10 harraga. Les gardes-côtes ont été surpris par la présence d’un handicapé parmi le groupe d’aventuriers, âgés entre 22 et 35 ans et tous originaires de Annaba. Visiblement déterminés à aller jusqu’au bout de leur rêve sarde, ils ont tenté de résister aux sommations des garde-côtes et une course-poursuite s’en est alors suivie.

Quelques instants après, le groupe a été arrêté et ramené à terre et l’embarcation ainsi que les équipements et vivres s’y trouvant saisis. Après avoir été soumis aux formalités d’usage dans ce type d’arrestation (auditions et visite médicale), ils ont été présentés hier, tour à tour, au procureur de la République près le tribunal de Annaba. Ils devront comparaître en citation directe dans les tout prochains jours.

Ces 10 harraga devraient être jugés conformément aux dispositions prévues dans la loi n° 09-01 du 25 février 2009, en vigueur depuis 8 mars de la même année. Dans son article 175, elle stipule en substance que «l’acte de quitter le territoire national hors des lieux de postes frontaliers et de passage rend son auteur passible d’une condamnation à une peine de prison allant de deux à six mois assortie d’une amende de 20 000 à 60 0000 DA».
Naima Benouaret

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27 août 2014 at 12:24

11 harraga interceptés au large de Bousfer

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Retour du beau temps et par le fait même, retour des tentatives de traversée clandestine de la Méditerranée.

Hier, 11 personnes, dont un mineur, ont échoué dans leur tentative de prendre le large vers les côtes européennes. Ils ont été interceptés à quelques miles de la plage de Bousfer par les gardes-côtes dans la nuit du dimanche à lundi dernier. Ils se trouvaient à bord d’une embarcation pneumatique dotée d’un moteur de 40 chevaux.

Conduits au port, ils ont été par la suite transférés à la brigade de gendarmerie d’El Ançor. Les harraga ont confié qu’ils ont payé chacun leur place entre 6 à 9 millions et qu’ils espéraient tous une vie meilleure outre-mer. Originaires de la wilaya d’Oran, ces jeunes sont âgés entre 17 et 35 ans.Une enquête a été ouverte par les gendarmes pour déterminer l’identité du passeur et de l’organisation de cette traversée clandestine avortée.

H. Bali

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14 mai 2014 at 12:27

Naufrage au large de la Libye: au moins 36 migrants morts et 42 disparus

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Naufrage au large de la Libye: au moins 36 migrants morts et 42 disparus

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Au moins 36 migrants sont morts et 42 autres sont portés disparus dans le naufrage d’une embarcation de fortune qui a coulé mardi au large de la Libye, a indiqué dimanche à l’AFP le porte-parole de la marine libyenne.
"L’embarcation a coulé à 4 kilomètres au large de Garabulli (à 50 km à l’est de Tripoli). Nous avons pu sauver 52 migrants de différentes nationalités africaines. 36 corps ont été repêchés jusqu’ici, dont 24 aujourd’hui", a indiqué le colonel Ayoub Kassem ajoutant que 42 personnes sont portées disparues.
Il a ajouté qu’une femme enceinte figure parmi les 36 victimes.
D’après le témoignage des rescapés, l’embarcation transportait 130 migrants du Mali, Sénégal, Gambie, Cameroun, Burkina Faso, ainsi que d’autres pays africains, a ajouté le colonel Kassem.
Selon lui, la coque de l’embarcation était endommagée et s’est brisée sous le poids des passagers, peu de temps après avoir quitté la plage de Garabulli.
Le chef de la mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Othman Belbeisi, a regretté une "nouvelle tragédie", appelant à des "solutions rapides même temporaires pour préserver la vie des immigrés".
La Libye est un pays de transit vers les côtes européennes pour des centaines de milliers de migrants en grande majorité africains. Parvenus sur les côtes libyennes, ils s’entassent dans des embarcations de fortune pour tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée vers Malte ou l’île italienne de Lampedusa, au large de la Sicile.
Plusieurs centaines d’entre eux y meurent chaque année.
Le ministre libyen de l’Intérieur par intérim, Saleh Mazek, a menacé samedi de "faciliter" le transit des clandestins vers l’Europe si l’Union européenne (UE) n’aidait pas la Libye à lutter contre ce fléau.
Mais le gouvernement a tenté dimanche d’atténuer par un communiqué les propos de son ministre, affirmant sa volonté de lutter contre l’immigration clandestine et de "continuer à collaborer avec tous les pays concernés en particulier l’Italie pour limiter l’affluence des migrants".
Le gouvernement a souligné qu’il respectait tous les traités et les accords internationaux ou bilatéraux dans le domaine de la lutte contre l’immigration clandestine.
"Je mets en garde le monde, et l’UE en particulier: s’ils n’assument pas leurs responsabilités, la Libye pourrait faciliter le transit de ce flot" d’immigrés vers l’Europe, a déclaré M. Mazek lors d’une conférence de presse.
La Libye "souffre" de la présence de milliers de clandestins venus notamment d’Afrique sub-saharienne et responsables de la propagation de maladies, de crimes et du trafic de drogue, a-t-il ajouté.
En raison d’une météo clémente et de la situation anarchique régnant en Libye, les départs depuis les côtes de ce pays se sont multipliés ces dernières semaines.
Depuis le début de l’année, près de 22.000 migrants et réfugiés sont arrivés par bateau sur les côtes italiennes, soit dix fois plus que sur la même période de 2013, selon Rome.
L’étendue des frontières -plus de 5.000 km pour les frontières terrestres et environ 2.000 km en qui concerne les frontières maritimes- rend difficiles et coûteux les efforts de la Libye en matière de sauvetage, d’hébergement et de rapatriement des clandestins venus essentiellement d’Afrique sub-saharienne.
AFP

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12 mai 2014 at 8:51

46 migrants nigériens morts de soif près d’In Guezzam

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46 migrants nigériens morts de soif près d’In Guezzam

migrants

13 cadavres ont été retrouvés, alors que le reste (33 migrants non encore retrouvés) serait mort avant de traverser la frontière algérienne.

Quarante-six migrants nigériens, portés disparus depuis vendredi dernier, ont péri de soif et de faim près de la frontière avec le Niger, à moins de 50 km de la localité d’In Guezzam, à 450 km à l’extrême sud de Tamanrasset. Des sources bien informées nous ont appris que 13 cadavres ont été retrouvés, hier matin, suite à l’opération de recherche enclenchée par la les forces spéciales de l’ANP relevant de la 6e Région militaire et faisant suite à l’alerte donnée, mardi dernier, par les autorités d’Arlit, dans le nord du Niger.

Les 33 migrants qui n’ont pas encore été retrouvés seraient morts avant de traverser la frontière algérienne, ajoutent nos sources. Rappelons qu’au début de la semaine dernière, la disparition de 50 personnes (hommes, femmes et enfants) a été signalée. Fuyant l’insécurité prévalant dans leur pays, ils tentaient de rejoindre clandestinement leurs proches ayant élu domicile dans la wilaya de Tamanrasset. Mais ils n’ont pas pu réaliser ce rêve qu’ils caressaient depuis des années. Nos sources affirment qu’ils ont été abandonnés par leur passeur qui les a livrés au diable du désert avant que la camarde ne les emporte.

La nouvelle a fait le tour de la ville de Tamanrasset qui a enregistré, ces deux dernières années, une affluence importante de réfugiés d’Afrique subsaharienne. La plupart d’entre eux quittent leur pays natal en raison de l’insécurité qui y prévaut. Bravant tous les risques du désert, ils mettent leur vie en danger pour atteindre l’eldorado dont leur parlent leurs compatriotes installés en Algérie. «Mais on doit choisir un passeur honnête et expérimenté pour éviter de subir le même sort que ces pauvres qui ont fait des sacrifices pour se payer la mort», regrette Amadou Brahim, un Nigérien rencontré devant son atelier de mécanique, au quartier de Guettaâ El Oued.

Réticent, Brahim n’a pas voulu nous parler de son aventure de crainte de se faire rapatrier. Nous lui expliquons le motif de notre présence, il finit par confesser, non sans condamner ces passeurs et trafiquants : «Mon frère et son ami ont réussi à passer la frontière en 2009, lui s’est installé à Tam, tandis que son ami est parti au Nord pour tenter d’atteindre l’autre rive de la Méditerranée. Une année plus tard, mon frère m’a demandé de le rejoindre pour gérer ensemble son atelier de mécanique, en m’assurant qu’il gagnait bien sa vie à Tam. J’ai dépensé toutes mes économies pour le rejoindre en passant par In Guezzam, où nous nous étions entendus avec un autre passeur pour nous conduire jusqu’à Tamanrasset.» Et d’ajouter : «Les conditions de vie sont pénibles à Tamanrasset.L’eldorado qu’on nous a promis n’est en fait qu’un enfer. Sincèrement, je ne compte pas rester ici.»

Joint par téléphone, le responsable de wilaya du Croissant-Rouge, Moulay Cheikh, «condamne fermement les pratiques des passeurs qui sacrifient des vies humaines. Le phénomène a pris des proportions gravissimes. Nous allons nous réunir demain (aujourd’hui, ndlr) avec le représentant du Croissant-Rouge international afin de débattre de ce problème, en présence de tous nos coordinateurs postés aux frontières pour suivre l’évolution de ce dossier. Ce qu’il faut retenir, toutefois, c’est que les initiatives prises par le Croissant-Rouge ne doivent pas être taxées d’encouragement à l’immigration clandestine».
Ravah Ighil

Written by elharraga

11 mai 2014 at 8:53

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