Harraga – Harragas

Combien sont-ils ces harraga qui ont pris le large pour ne plus revenir ?

Dix harraga arrêtés à Annaba

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Hier en début de matinée, dix candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés et arrêtés par les éléments des garde-côtes de la façade maritime Est de Annaba, apprend-on de sources portuaires.

Agés de 18 à 25 ans, ces jeunes clandestins à la tête pleine de rêves avaient appareillé jeudi vers 23h depuis la plage de Seybouse à destination des côtes européennes, notamment l’île de la Sardaigne. Originaires de Annaba et Guelma, les jeunes harraga, qui avaient pris place dans une embarcation de fortune, ont été interceptés à 7 miles au nord de la plage déserte d’El Batah, relevant de la wilaya d’El Tarf. Vraisemblablement, ces infortunés rêveurs avaient parié sur l’absence des gardes-côtes à la veille de la fête religieuse musulmane de Achoura.

Mais c’était sans compter sur l’étanche dispositif spécial mis en place par le commandement sur les côtes des wilayas de l’Est, connues pour être les lieux de départ de prédilection des «embarcations de la mort». Ainsi, les malheureux harraga ont été arrêtés et reconduits sains et saufs au port de Annaba, où ils ont subi une visite médicale assurée par le médecin de la Protection civile. Après avoir été auditionnés et identifiés, ils seront présentés devant le procureur près le tribunal de Annaba pour répondre de leur «tentative de quitter le pays clandestinement».
Mohamed Fawzi Gaïdi

Rédigé par elharraga

24 novembre 2012 à 7:01

Ghazaouet : 15 harraga interceptés au large

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Même les conditions météorologiques défavorables à la navigation maritime n’ont pas dissuadé les candidats à l’émigration clandestine à prendre la mer à bord d’une embarcation de fortune pour tenter de gagner les côtes espagnoles.

Encore une fois, les éléments des gardes-côtes, grâce à leur vigilance, ont déjoué le plan de 15 candidats à l’émigration clandestine dont deux Palestiniens qui s’apprêtaient à quitter les eaux territoriales, apprend-on de source locale. Cette interception, qui s’est effectuée à environ 1 mile marin au nord de Honaïne, s’est avérée salutaire pour ces harraga, puisque, au moment de l’intervention, la frêle embarcation tanguait dangereusement de tous les côtés dans une mer démontée, indique notre source. Les aventuriers ont été reconduits au port, sains et saufs et remis entre les mains de la justice.

O. E. B.

Rédigé par elharraga

22 novembre 2012 à 7:00

Neuf harraga interceptés au large de Ténès

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par Bencherki Otsmane

Les éléments de la marine nationale, relevant de la station maritime de Ténès, et agissant sur des informations qui leur sont parvenues, ont réussi à intercepter à 20 miles nautiques au nord du cap de Ténès, à l’aube de la journée du mardi, une embarcation à bord de laquelle étaient entassées 9 personnes, originaires des wilayas d’Alger, de Tébessa et de Chlef. Parmi ces dernières, deux sont originaires de Béni-Haoua tandis que les deux autres résident à Chlef.

Selon une source sécuritaire, les harraga dont l’âge moyen avoisine la trentaine d’années sont partis le même jour aux environs de 3 heures du matin à partir de la plage de Achaacha dans la wilaya de Mostaganem. Ils étaient à bord d’une embarcation de type Zodiac équipée d’un moteur Yamaha de 30 chevaux lorsqu’ils furent, deux heures plus tard, interceptés par les gardes-côtes à bord de deux frégates. Il faut dire que ces aventuriers ont profité d’une météo clémente avec un vent calme pour tenter de rallier la rive espagnole. Conduits dans un premier temps au groupement territorial des gardes-côtes de Ténès à des fins d’enquête, les harraga ont été admis à l’hôpital de la ville pour y subir les consultations d’usage et devront être présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Ténès qui devra décider de leur sort.

Rédigé par elharraga

12 septembre 2012 à 7:06

Depuis le début de l’année, Plus de 300 harraga ont tenté le voyage de la mort

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Les expéditions de harraga vers le vieux continent à partir des côtes algériennes persistent.

Parmi eux, des femmes, des jeunes et moins jeunes qui, tous, partagent le même rêve : fuir l’Algérie. Et c’est la wilaya de Annaba qui avait inauguré les départs de l’année en cours avec une première expédition de candidats à l’émigration clandestine. En effet, le 13 janvier, les éléments des garde-côtes de la station maritime principale de Annaba avaient intercepté et arrêté, vers 3h du matin, une chaloupe à bord de laquelle ont pris place 20 jeunes. Agés de 17 à 42 ans, ils sont venus de Annaba et de Skikda. A peine 24 heures après, les mêmes éléments des garde-côtes de la station maritime principale de Annaba avaient intercepté et arraisonné vers 4h du matin une embarcation artisanale transportant 22 autres jeunes «brûleurs des frontières».

Agés de 20 à 32 ans, ces jeunes, originaires tous de Annaba naviguaient à 9 milles nautiques au nord de Ras El Hamra. Ils avaient été surpris en haute mer par les unités des garde-côtes en patrouille alors qu’ils tentaient de rejoindre l’île de la Sardaigne (Italie). Profitant des conditions climatiques favorables, ils avaient embarqué avec la ferme intention de quitter l’Algérie et rejoindre, tant bien que mal, les centaines de jeunes déjà arrivés en Italie.

Il était minuit lorsqu’ils ont appareillé depuis la plage de Sidi Salem, une localité déshéritée de la commune d’El Bouni, la plus importante de la wilaya de Annaba, à l’effet de s’assurer de l’absence des services de sécurité et des garde-côtes de Annaba. Mais c’était sans compter sur la présence de ces derniers qui, depuis plusieurs mois, sont sur le qui-vive. Après une accalmie qui aura duré plusieurs mois en raison des conditions défavorables de navigation, les tentatives avaient repris de plus belle.

Même en plein mois de Ramadhan

Il en est ainsi des trois tentatives d’émigration clandestine déjouées par les gardes-côtes de Annaba durant le mois de Ramadhan portant le bilan à 92 émigrants clandestins dont 50 à la veille de l’Aïd. Comptant sur la léthargie qui pèse sur le pays en général durant ce mois de jeûne, des candidats «téméraires» multiplient les tentatives dans l’espoir d’amarrer leurs embarcations sur la rive nord. Situation similaire du côté de l’ouest du pays où on a enregistré, à la même période, un sensible regain d’activité des harraga.

Au total, ils étaient quelques 194 candidats à l’émigration clandestine dont trois femmes à avoir été interceptés au mois de Ramadhan au large du littoral ouest par les gardes-côtes, font ressortir des statistiques établies par les services de la Gendarmerie nationale de la daïra de Aïn El Turck. Aussi, les autorités espagnoles ont refoulé cette année près de 200 harraga vers le port d’Oran. Bien qu’en crise, la destination Europe continue de miroiter trompeusement les vertus de ses terres de rêve pour ces jeunes en quête de bien-être.
Ni les expéditions en masse des candidats à l’émigration clandestine ni les plans d’austérité des pays en crise encore moins les internements dans des centres de rétention et le mauvais traitement des pensionnaires n’ont venu à bout de la ferme intention des jeunes Algériens à quitter le pays.

«Yakoulna el hout woula doud (nous préférons être dévorés par les poissons en mer que par les asticots en Algérie)», est la devise de ces jeunes qui à défaut de leur destination espérée, ils rejoignent penauds les geôles des tribunaux. Au terme de ces arrestations, ils écopent souvent d’une amende allant de 20 à 30 000 DA. Selon un bilan officiel de l’Association des droits de l’homme d’Andalousie (APDHA), 1464 candidats algériens à l’immigration clandestine ont été arrêtés en Espagne. En 2010, plus de 1400 clandestins algériens ont été expulsés de l’Espagne vers l’Algérie.

Trafic d’êtres humains

Vu le nombre important de départs effectués à partir des côtes des wilayas de l’est et l’ouest du pays, l’on ne peut qu’affirmer l’existence de réseaux de trafic d’êtres humains, dont la mission est d’approvisionner les prétendants en embarcations et équipements de navigation. Le 17 janvier, la cour de Annaba avait condamné définitivement, pour trafic d’êtres humains, L. B., 34 ans, et Dj. M., 37 ans, à une peine de trois ans de prison ferme. Un troisième accusé, F. M., 28 ans, a, quant à lui, écopé d’une peine d’un an de prison ferme.

Ce groupe condamné pour trafic d’êtres humains, avait été arrêté par les éléments de la gendarmerie suite à des plaintes émanant des familles de candidats à l’émigration clandestine dont plusieurs étaient portés disparus. Interpellés et auditionnés, ces derniers avaient reconnu avoir procédé à l’organisation de plusieurs expéditions vers la rive européenne. Selon l’arrêt de renvoi, ce groupe de trafiquants d’êtres humains est responsable de l’expédition, depuis juillet jusqu’au mois de septembre 2011, de 67 jeunes candidats à l’émigration clandestine dont une dizaine de mineurs.

Mohamed Fawzi Gaïdi

Rédigé par elharraga

2 septembre 2012 à 8:43

Arrestation de 21 haragas au large de Mostaganem

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Les Gardes-côtes de la wilaya de Mostaganem ont intercepté mercredi 21 personnes au large de Mostaganem qui s’apprêtaient à émigrer clandestinement, a-t-on appris auprès du Groupement territorial de la Gendarmerie nationale.

Ces personnes, dont une femme et ses deux enfants âgés entre 17 et 25 ans, ont été interceptées au large à quelque 20 miles à l’Est de Mostaganem, a-t-on précisé.

Ces candidats à l’émigration clandestine ont pris le départ dans la nuit du mardi à mercredi depuis la plage de "Kef lesfar" relevant de la commune de Hadjadj (côte Est de la wilaya) à bord d’une barque équipée d’un moteur.

Ces personnes ont été remises aux services de la Gendarmerie nationale afin de les présenter devant la justice pour émigration clandestine, a-t-on indiqué.

APS

Rédigé par elharraga

23 août 2012 à 6:44

58 harraga interceptés la veille de l’Aïd

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Croyant mettre à profit une baisse de la vigilance des gardes-côtes, deux embarcations pleines à craquer, parties de la plage de Chatt (El Tarf), ont tenté dans la nuit du 17 au 18 août l’aventure périlleuse de rejoindre les côtes sardes.

Elles ont été interceptées par des unités navales du Groupement territorial des gardes-côtes de Annaba (GTGC Annaba).
La première embarcation, à bord de laquelle se trouvaient 23 personnes, dont 2 mineurs, repérée par le poste d’observation de Ras Hamra, a été arraisonnée à 22h au sud-est du cap. La seconde, quelques heures plus tard, à 3h, au large des côtes d’El Kala, avec à son bord 28 personnes dont une femme et 5 mineurs, a été repérée par le poste d’observation de cap Rosa (El Tarf).

Elle avait d’abord longé le littoral vers l’est pour éviter le dispositif des gardes-côtes au large de Annaba, avant de piquer droit au nord. Les gardes-côtes qui la suivaient au radar l’ont laissée délibérément filer vers le large pour ne pas donner aux harraga le choix très risqué de sauter par-dessus bord pour tenter de rejoindre à la nage le rivage encore trop proche.

Selon notre source, les harraga, qui n’ont pas plus de 35 ans, ont tous été récupérés sains et saufs et remis à l’administration maritime pour les procédures d’usage, entre autres une présentation devant le procureur de la République de Annaba.
Toujours le 18 août, vers 5h, le GTGC a lancé une reconnaissance par hélicoptère sur l’ensemble de la façade maritime est de Annaba pour s’assurer qu’aucune embarcation n’avait réussi à percer le dispositif mis en place.

Les conditions météo et l’état de la mer favorables depuis deux semaines et jusqu’à la fin du mois en cours ont certainement incité les marchands de la mort à faire encore quelques malheureuses victimes, dont le seul tort est de chercher une vie meilleure sous d’autres cieux. Il y a quelques jours, l’UNHCR a rappelé que 1500 personnes ont trouvé la mort ou été portées disparues en Méditerranée en 2011.

Slim Sadki

Rédigé par elharraga

21 août 2012 à 6:45

Human Rights Watch critique l’UE. Quand fermer les frontières rime avec non-assistance à personne en danger

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Pas moins de 1500 personnes ont trouvé la mort en Méditerranée durant l’année dernière et 170 autres décès enregistrés durant les premiers six mois de l’année en cours.

Ce bilan, qui peut être revu à la hausse, tant le nombre de disparus en mer est difficile à quantifier, est établi par le Haut-Commissariat aux réfugiés et l’ONG Human Rights Watch qui n’hésite pas à accuser les autorités européennes de laxisme face à ces disparitions tragiques. Dans une note d’information rendue publique jeudi dernier, l’ONG internationale relève que «les opérations de sauvetage en Méditerranée sont entravées par un manque de coordination, des litiges sur la responsabilité, des mesures dissuadant les navires commerciaux de mener des sauvetages et mettant l’accent sur la police des frontières».

Judith Sundreland, chercheuse senior à HRW pour l’Europe occidentale, estime que beaucoup de décès auraient pu être évités si l’impératif en mer était de «sauver des vies et non éviter les responsabilités». La note d’information de HRW, très critique à l’encontre de la politique européenne de lutte contre l’immigration clandestine, précise que «le nombre de décès de migrants en Méditerranée est choquant, d’autant que cette mer a de nombreuses routes maritimes et où le droit international oblige tous les navires à aider les personnes en danger». HRW souligne que ces populations en déplacement dangereux en mer fuient souvent des situations de persécution et de guerre à la recherche d’une meilleure vie et d’un asile de paix.

«La prévention des décès en mer doit être au cœur d’une approche coordonnée à l’échelle européenne de la migration par bateau. Pendant le Printemps arabe, le bureau du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a déclaré que tous les bateaux surchargés de migrants en Méditerranée devraient être présumés comme ayant besoin de secours. Cette idée devrait inspirer l’approche de l’Union européenne du sauvetage des migrants en bateau», note Human Right Watch. Cette dernière relève des cas précis de bateaux de fortune laissés au large de la Méditerranée en proie à tous les risques, alors que leurs passagers en souffrance lançaient des appels au secours.

L’eurosur pour mieux surveiller les frontières

L’OTAN, qui, à l’époque, avait déployé des dizaines de navires pour assurer l’exécution de l’embargo sur la Libye, est critiquée pour non-assistance à personne en danger. «L’exemple le plus notoire d’échec des opérations de sauvetage a eu lieu en avril 2011, connu sous le nom de l’affaire ‘‘left-to-die boat’’ ou bateau livré à la mort. Un bateau migrant en panne avec 72 personnes à bord fuyant la Libye a été ignoré et a dérivé pendant deux semaines dans la Méditerranée, à une époque où la région était fortement patrouillée par les forces de l’OTAN et sillonnée par des navires commerciaux», indique la note d’information de HRW. Des Etats européens, comme l’Italie et Malte, sont aussi cités pour avoir tout simplement renvoyé des bateaux vers leurs pays d’origine sans vérifier si les passagers étaient des demandeurs de refuge ou des personnes persécutées par le régime.

L’Agence Frontex, chargée de lutter en Europe contre l’immigration clandestine, agit, précise HRW, en coordination avec les pays émetteurs de migrants clandestins ou pays de départ et a pour seul objectif d’empêcher les bateaux d’accoster sur les territoires des Etats membres de l’UE. «Cela consiste à empêcher également les migrants, y compris les demandeurs d’asile, de se prévaloir des droits procéduraux applicables en Europe», indique le rapport de HRW qui estime que «la réticence des Etats européens à accepter le débarquement des migrants et toutes les responsabilités juridiques que cela implique pour le traitement, la réception et l’assistance était sur l’écran sombre en août dernier». L’Union européenne a mis au point un nouveau système européen de surveillance des frontières extérieures, appelé Eurosur. «Il comprend le sauvetage en mer comme un objectif principal, mais ne contient pas de lignes directrices ou de procédures spécifiques pour garantir que cet objectif soit atteint.»

Mais Human Right Watch estime que ce système ne fixe pas exactement toutes les procédures pour que le sauvetage en mer soit mis en œuvre de manière efficace. «Au-delà de l’objectif déclaré de sauver des vies, le nouveau système reflète la focalisation traditionnelle sur la sécurisation des frontières et la prévention des arrivées», assène HRW. L’ONG internationale émet, pour sa part, des recommandations pour améliorer les opérations de sauvetage, notamment en améliorant les mécanismes de coordination de recherche et de sauvetage entre Etats membres de l’UE. 

Nadjia B.

Rédigé par elharraga

18 août 2012 à 6:47

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